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Hausse des ventes résidentielles dans la région de Québec

Les trois premiers mois de 2017 ont été fructueux pour le marché immobilier au Québec. La Fédération de la chambre immobilière du Québec (FCIQ) observe une hausse de 6 % des ventes des propriétés au Québec par rapport à la même période l'an passé. La région métropolitaine de Québec connaît une hausse similaire.

Un texte de Claudine Pelletier Paquin

D'après les résultats statistiques du marché résidentiel publiés jeudi par la FCIQ, il s'agit du meilleur début d’année depuis 2012.

Pour la région métropolitaine de Québec, la hausse moyenne des ventes pour le premier trimestre de 2017 a atteint 5 %, mais il y a beaucoup de variabilité selon les secteurs, prévient Paul Cardinal, directeur du service de l'analyse du marché à la FCIQ.

C’est le secteur de Sainte-Foy-Sillery à Québec qui a vu la plus forte augmentation des ventes avec 34 %, surtout liée à la vente de copropriétés.

Les MRC de l’île d’Orléans et de la Côte-de-Beaupré se démarquent aussi avec 27 % de hausse des ventes.

« Le seul bémol pour les gens de la région : il n’y a pas d’augmentation de prix puisqu'on est encore dans un marché qui est malgré tout à l’avantage de l’acheteur , mentionne M. Cardinal.

Principales hausses de ventes résidentielles

Se rapprocher du centre-ville

Les quartiers avoisinants le centre-ville de Québec seraient de plus en plus prisés. Suivant la tendance des 12 derniers mois, la FCIQ observe une popularité grandissante pour l’achat dans les quartiers de Limoilou et de la Basse-Ville notamment.

« C’est sûr que les gens continuent de valoriser d’aller habiter les quartiers centraux, peut-être parce que ça leur permet de se rapprocher de leur travail, d’être moins dépendants de la voiture », analyse Paul Cardinal. Les propriétés étant généralement plus chères, ce sont souvent des acheteurs expérimentés qui s’installent dans ces quartiers centraux, explique le directeur.

Des facteurs avantageux

« Il y a eu une certaine progression du revenu disponible au cours des dernières années, ce qui fait en sorte que les Québécois sont plus confiants qu’ils seront capables de payer leur hypothèque », affirme par ailleurs Paul Cardinal.

Ce sont le faible taux de chômage ainsi que la hausse de l'immigration qui auraient stimulé le marché de l’habitation, explique l'analyste.

Malgré les nouvelles lois en vigueur depuis l’automne dernier, les nouveaux acheteurs semblent avoir réussi à s’ajuster, croit Paul Cardinal. Il affirme avoir été lui-même surpris par ces données, mais convient que ce sont principalement les acheteurs expérimentés qui dynamisent le marché immobilier.

Confiant, Paul Cardinal croit qu’on observera également une croissance du marché immobilier de la province pour le deuxième trimestre, « peut-être pas aussi vigoureux que l’augmentation de 6 % enregistré au premier trimestre, mais quand même, on a le droit d’être optimiste pour le reste de l’année », soutient-il.

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