La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a rendu hommage, jeudi matin, aux 196 personnes qui ont perdu la vie dans le cadre de leur travail en 2015. Selon la centrale syndicale, une meilleure application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail pourrait aider à améliorer ce triste bilan.

Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, dénonce d'emblée que la loi adoptée en 1979 ne s'applique qu'à 20 % des travailleurs du Québec. Le secteur de la construction est notamment exclu, même s'il s'agit du secteur le plus meurtrier pour les travailleurs.

« C'est dans ces milieux-là où on assiste à une hausse des lésions professionnelles et à des décès. [...] On demande au gouvernement d'appliquer la loi intégralement comme toutes les autres provinces l'ont fait », insiste Serge Cadieux.

Dans les milieux de travail où la Loi sur la santé et la sécurité du travail s'applique, les entreprises doivent se doter d'un comité sur la santé et la sécurité et d'un représentant en prévention.

Serge Cadieux montre du doigt le lobby patronal et demande au gouvernement d'élargir la portée de la loi.

« C'est sûr que les employeurs ont toujours le discours de dire que ça coûte cher faire de la prévention. On est obligé de libérer le monde, on est obligé de libérer un travailleur pour s'occuper de santé et sécurité au travail, c'est moins productif. Mais de notre côté, c'est contre-productif d'avoir des décès. »

« Les gens ne vont pas travailler pour perdre leur vie, ils vont travailler pour gagner leur vie », laisse tomber Serge Cadieux.

La FTQ a répertorié plus de 6500 décès au travail depuis l'instauration de la Loi sur la santé et la sécurité du travail en 1979.

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