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Hydro-Québec a entendu l’appel du maire Labeaume

La virulente sortie de Régis Labeaume contre Hydro-Québec a porté ses fruits : la société d'État accepte de modifier les horaires de ses travaux sur les lignes à haute tension surplombant les autoroutes de la région. Le « joyeux bordel » appréhendé par le maire de Québec sur le réseau routier de sa ville n'aura donc pas lieu.

Un texte de Louis Gagné

Hydro-Québec avait annoncé jeudi qu’elle procéderait à l’installation de spirales sur diverses lignes à haute tension de la capitale afin de prévenir l’accumulation de verglas et de neige.

Même s’il reconnaît que ces travaux sont essentiels pour assurer la sécurité des automobilistes, Régis Labeaume pestait contre l’horaire retenu par Hydro-Québec en raison de ses potentiels impacts sur la circulation routière. Le plan initial prévoyait des fermetures d’autoroute entre 18 h 15 et 6 h du matin.

« Notre évaluation est que l'impact sera extraordinaire. On va se ramasser avec un joyeux bordel. On n’est pas d'accord avec ça », avait réagi le maire.

« C'est exactement ce qu'on voulait »

Hydro-Québec s’est rendue à ses arguments. Les travaux se dérouleront entre 20 h et 5 h en semaine et entre 18 h et 5 h le samedi et le dimanche.

« À partir de 20 h, je pense que c'est correct et le matin, parce que pour nous autres, c'était très critique, il faut qu'ils aient débarrassé les lieux à 5 h du matin. Ça veut dire qu'on a gagné deux heures le soir et une heure le matin. C'est exactement ce qu'on voulait », s’est réjoui le maire.

Changements

Les changements apportés à l’horaire des travaux pourraient empêcher Hydro-Québec de compléter l’installation des spirales d’ici le 30 septembre, comme elle prévoyait le faire initialement.

La société d’État mentionne qu’elle étudie les moyens « d’optimiser plus possible les travaux ». Elle assure toutefois qu’aucun compromis ne sera fait sur la sécurité de ses travailleurs et des usagers du réseau routier.

« Il y a beaucoup d’éléments à prendre en considération de notre côté, mais il y en a aussi du ministère des Transports et de la Ville. Donc il va falloir prendre tout ça en considération pour voir si on reporte [les travaux à] plus tard cette année ou s’il faut carrément reporter à l’an prochain », explique Geneviève Gourde, porte-parole pour Hydro-Québec.

Avec les informations de Cathy Senay et d'Olivier Lemieux

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