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Incendie à Charlesbourg : les pompiers défendent leur intervention

Les pompiers de Québec se défendent d'avoir tardé à intervenir pour venir en aide aux locataires d'un immeuble en flammes, hier matin, dans l'arrondissement de Charlesbourg. Un garçon de 10 ans et deux adultes ont dû sauter du quatrième étage de leur immeuble pour échapper à un violent incendie.

Le porte-parole des pompiers de Québec, Jean-François Daigle, a affirmé jeudi matin, à l'émission Première heure, qu'il n'y a eu aucun délai pour l'intervention, même si des témoins rapportent qu'il a fallu attendre de longues minutes avant l'arrivée des premiers sapeurs.

« Moi, je peux vous dire que la caserne est située juste à l'arrière et je peux vous confirmer que les pompiers étaient sur les lieux en dedans d'une minute, une minute et demie. Je peux l'assurer, il n'y a eu aucun délai de notre côté. »

Le problème dans l'intervention se situe plutôt au niveau du bris de la grande échelle du premier camion arrivé sur place, admettent les pompiers. L'échelle n'a pu être déployée pour permettre aux résidents de sortir. Une enquête interne est en cours pour comprendre ce qui s'est passé.

Selon les premières constatations, un bris mécanique ou électronique semble être à l'origine du problème. « Pour l'instant, rien ne nous laisse croire qu'il s'agit d'un problème de manoeuvre. On n'est malheureusement pas à l'abri des bris qui peuvent survenir. »

Selon la loi 430 et les protocoles d'incendies, le camion est vérifié au moins une fois par jour. Dans le cas des pompiers de Québec, l'inspection du camion se fait chaque fois qu'un nouvel opérateur entre au travail, affirme Jean-François Daigle.

Le Service de protection contre l'incendie affirme qu'il est trop tôt pour dire si ce bris a occasionné des délais supplémentaires au moment de venir en aide à la famille.

Les pompiers critiqués

Des témoins et des locataires de l'immeuble critiquent les délais et la nature de l'intervention des pompiers de Québec. Alexandre Tellier affirme que son père a appelé six fois au poste avant qu'un premier camion arrive sur les lieux, alors que la caserne est située à moins d'une minute de l'immeuble.

« Je trouve plate qu'ils disent à tout le monde qu'ils sont arrivés super vite. En fait, ç'a été super long avant qu'ils arrivent », maintient-il.

Un autre locataire, Jérémie Hamel-Vigneault, dit avoir convaincu les occupants de sauter et attrapé le petit garçon avec l'aide de deux autres personnes.

Même si l'échelle du camion est restée coincée, il estime que les pompiers auraient pu agir plus efficacement pour tenter de secourir les gens coincés à l'intérieur.

« Il aurait fallu qu'il y ait 15 pompiers qui viennent avec nous à côté, un matelas, quelque chose, une échelle, mais là, ils [les locataires] s'en allaient mourir, les pompiers n'étaient pas là pantoute. »

Il ajoute que l'homme qui a également sauté du dernier étage est resté au sol plusieurs minutes sans aucune assistance.

Le garçon de 10 ans a subi des blessures mineures en sautant du dernier étage de l'immeuble. Sa mère a été blessée plus sérieusement et a subi une opération au visage. Quant au conjoint de celle-ci, il a eu des vertèbres écrasées et des fractures aux jambes.

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