Mélissa Marcil est toujours sous le choc après la nuit d'horreur qu'elle a vécue dimanche dernier à Saint-Raymond, alors que son appartement a été réduit en cendres.

La jeune femme, qui aura 22 ans dans quelques jours, a dû sauter du balcon du deuxième étage, ne pensant qu'« à sauver sa vie ». Elle s'est fracturé la jambe droite à deux endroits, en plus de se fouler la cheville gauche lors de la chute.

Lorsque son colocataire l'a avertie que l'immeuble était en flamme, elle dit avoir entendu « plusieurs bruits de pétards ». « J'ai entendu comme des explosions, comme des feux d'artifice », se souvient-elle. Les policiers de la Sûreté du Québec ont d'ailleurs pris sa déposition à ce sujet.

Avant de sauter du balcon, Mélissa Marcil a aidé son voisin qui était très incommodé par la fumée à sortir de son logement. Ce dernier n'a pas été blessé lors de son saut du deuxième étage.

Mélissa aura besoin d'au moins « deux mois de convalescence » afin de guérir ses blessures, qui la forcent à se déplacer en fauteuil roulant. Elle réside présentement chez son frère en attendant de retrouver sa mobilité. 

Elle a aussi perdu la totalité de ses biens matériels dans le brasier. Elle n'avait pas d'assurances contre le feu.

La mère de Mélissa, Carole Gagné, est convaincue que des malfaiteurs sont à l'origine de l'incendie. Elle leur demande d'ailleurs de se livrer aux policiers. « Les personnes qui ont joué avec le feu, qu'elles aillent se dénoncer », réclame Mme Gagné, toujours sous le choc d'avoir craint pour la vie de sa fille.

La Sûreté du Québec a confirmé mardi que l'enquête se poursuit et que des témoins sont toujours rencontrés.

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