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Incendie dans le Vieux-Port : Deux immigrants à la rue à 10 jours de Noël

L'incendie qui a ravagé un bâtiment désaffecté du Vieux-Port mercredi a eu des conséquences fâcheuses pour deux immigrants habitant un immeuble adjacent. Un commerçant et une locataire ont tout perdu dans l'avarie. Comble de malheur, aucun d'eux n'était assuré.

Un texte de Louis Gagné

Alfred Rivas, un Colombien installé au Québec depuis cinq ans, exploitait une boutique de souvenirs sur la rue Saint-Paul.

Même si les flammes n’ont pas atteint son commerce, la fumée et l’eau provenant des lances d’arrosage des pompiers ont abimé la quasi-totalité de son inventaire. Il évalue ses pertes à 180 000 $.

« C’est très difficile pour moi, car ça représente trois ans de travail, raconte M. Rivas. J’avais déménagé dans ce local-ci en septembre et les affaires allaient bien. C’est plein de touristes ici l’été. »

Le commerçant n’avait pas d’assurances. Il comptait remédier à la situation après les Fêtes.

« Je travaillais beaucoup trop, sept jours sur sept. Je n’ai pas eu le temps de regarder les assurances. », explique-t-il.

Logement inhabitable

Alfred Rivas n’est pas le seul occupant de l’immeuble de la rue Saint-Paul à se retrouver à la rue. Elizabeth Ossandon, une résidente de Québec d’origine chilienne, devra se trouver un nouveau logement.

« L’appartement est inhabitable. Il y a plein de trous, de l’eau […] La Croix-Rouge, ils nous ont donnés trois jours. Ça, c’est super bien. Je les remercie beaucoup. Mais après, il faut se trouver un autre endroit. Je ne vais pas revenir ici », confie Mme Ossandon.

Elle affirme avoir été réveillée en pleine nuit par la fumée, qui l’empêchait de bien respirer. L’alarme de son détecteur n’aurait pas retenti.

La sinistrée, qui s’est retrouvée à l’hôpital après avoir été incommodée par la fumée, dit qu’elle avait souscrit à une assurance en responsabilité civile, mais celle-ci ne couvrirait pas les dommages matériels.

« Selon nous, on avait pris l’assurance, mais l’assureur dit que non. Donc, on va aller voir. On va se battre pour savoir qu’est-ce qu’ils vont payer », mentionne Mme Ossandon.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

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