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Incident à l'aéroport Jean-Lesage : « Je n'arrive pas à comprendre ce qui s'est produit »

C'est la consternation à l'école Orizon Aviation Québec, au lendemain de l'incident au cours duquel un jeune pilote a été heurté par l'hélice d'un petit avion à l'aéroport international Jean-Lesage.

L'homme dans la vingtaine a été gravement blessé samedi après-midi. Pour une raison qu'on ignore encore, le jeune pilote, qui était passager, a débarqué de l'appareil, qui venait de s'immobiliser sur la piste d'atterrissage. Il s'est dirigé trop près de l'hélice à l'avant, qui l'a frappé à la tête.

Le directeur de l'école Orizon Aviation Québec, Roger Samson, ne s'explique pas comment un de ses élèves a pu se blesser de la sorte.

« C'est un pilote [...] qui était en train de terminer sa licence commerciale puis disons qu'il était au fait de cette sécurité-là [...] Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça s'est produit », a-t-il réagi.

« C'est vraiment terrible ce qui s'est produit. C'est un jeune homme qui avait la passion, le feu pour l'aviation [...] C'est le genre d'étudiant que toutes les écoles voudraient avoir. C'est un rêve qui a été brisé hier. C'est vraiment très touchant », a ajouté Roger Samson.

L'école Orizon Aviation Québec était fermée dimanche, par respect pour la famille de la victime et pour les employés de l'école, a fait savoir M. Samson.

« On veut pendre le temps [...] On va reprendre ça sans doute demain ou après-demain. »

Une communauté sous le choc

La petite communauté des pilotes québécois est également sous le choc à la suite de cet incident.

« Ça nous touche beaucoup ce genre de choses. C'est une petite communauté l'aviation. Tout le monde se connait dans ce domaine-là », affirme Martin Mercier, président de Neuville Aéro.

Même s'il ignore la cause exacte qui a mené à l'incident de samedi, Serge Lachance, qui pilote des avions depuis plus de 40 ans, est d'avis qu'il peut être facile pour les jeunes pilotes d'oublier les mesures de sécurité les plus élémentaires lorsqu'ils en sont à leurs débuts.

L'euphorie de voler est grande et cette sensation peut, selon lui, faire oublier le danger aux plus téméraires.

« Quand j'ai commencé, je me revois encore les premières fois, c'était une passion, c'était assez pour apporter un manque d'attention, peut-être, à ce moment », dit-il.

Dimanche en fin d'après-midi, le jeune pilote était toujours dans un état critique à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, après avoir subi une intervention chirurgicale.

Il a subi un important traumatisme crânien.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a ouvert une enquête relativement à cet incident.

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