Retour

Indemnisations pour le G7 : des restaurateurs dénoncent d'importantes pertes de revenus

Même si les actes de vandalisme appréhendés ne se sont pas produits, plusieurs commerces de Québec ont subi des pertes financières importantes durant le Sommet du G7, de nombreuses personnes ayant déserté le centre-ville en raison des manifestations annoncées.

Le directeur général de la Société de développement commercial Montcalm, Jean-Pierre Bédard, estime que les pertes encourues par ses membres varient entre 15 % et 65 %, selon leur domaine d’activité.

M. Bédard explique que le secteur de la restauration est celui qui a été le plus touché. Plusieurs restaurateurs affirment avoir perdu des milliers de dollars de revenus.

Le gouvernement du Québec avait notamment donné congé aux quelque 10000fonctionnaires travaillant sur la colline Parlementaire.

« C’est là où ç’a fait le plus mal, parce que c’est là qu’il y a eu le plus de pertes comme tel. Il y a eu des annulations de réservations pendant la période, le fait aussi qu’il y ait 10000 fonctionnaires de moins sur la colline Parlementaire, ç’a évidemment eu un impact immédiat sur la fréquentation, particulièrement la journée du vendredi », indique M. Bédard.

Mélanie Latulippe, copropriétaire du Buffet de l'Antiquaire, dénonce également d’importantes baisses de revenus.

Stéphane Lapointe, directeur de la restauration au Saint-Hubert de la Grande Allée, abonde aussi dans le même sens.

« Au niveau des pertes, on était 25 % de notre chiffre d’affaires. Donc, on a perdu 75 % de ce qu’on avait fait au cours des trois dernières années », souligne-t-il.

Secteurs les plus touchés

L'organisation du Sommet du G7 a par ailleurs dévoilé les secteurs où les commerçants qui ont subi des pertes financières durant la tenue de l'événement pourraient être admissibles à une indemnisation.

Les commerçants situés dans une ou l’autre des deux zones d’admissibilité n’auront toutefois pas droit automatiquement à une indemnisation.

Ils devront prouver qu’ils ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires durant la tenue du Sommet du G7.

Les demandes d’indemnisation seront soumises au gouvernement fédéral, l’organisateur de la rencontre.

La première zone d’admissibilité est située au centre-ville de Québec. Elle regroupe le Vieux-Québec, la colline Parlementaire, l’avenue Cartier, la rue Saint-Jean, le quartier Saint-Roch et celui du Petit Champlain.

Une autre zone, d’une superficie moins importante, a été délimitée dans le secteur Sainte-Anne, près du boulevard des Chutes et de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Avec les informations de Camille Simard

Plus d'articles