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Inondations de la rivière Lorette : la Ville de Québec a déboursé 20 M$

Près deux ans après la fin des procédures devant les tribunaux, la Ville de Québec a réglé presque toutes les poursuites en dommages intentées contre elle par les compagnies d'assurances et les commerçants touchés par les inondations de la rivière Lorette en 2005. En tout, la facture frôle les 20 M$.

Un texte de Louise Boisvert

C'est la deuxième fois que Radio-Canada fait cette démarche en vertu de la loi d'accès aux documents des organismes publics.

Dans les premiers mois de 2017, la Ville de Québec avait accéléré le rythme des règlements à l'amiable avec les compagnies d'assurances et les commerçants inondés.

Une première demande d'accès faite en juin révélait que près de 75 % des 78 réclamations avaient été réglées.

Le même exercice a été fait en décembre. Depuis l'été, une douzaine d'autres ententes ont été conclues. La Ville a déboursé un peu plus 15 M$ pour régler ces dossiers.

Dossiers clos

Parmi ces ententes, on retrouve l'entreprise P.R. Distribution dont l'adresse était située rue Rideau dans le parc industriel.

Jointe par téléphone, la vice-présidente des opérations, Claire Lord, s'est dite « très satisfaite » du règlement.

« On aurait dû sabrer le champagne », ajoute-t-elle dans un éclat de rire en soulignant qu'il aura fallu 12 ans pour avoir gain de cause.

L'entreprise possède une succursale à Saguenay. Au moment des inondations, les activités y ont vite été transférées, ce qui a limité les pertes de revenus.

P.R. Distribution, fournisseur de pièces industrielles, réclamait 755 000 $ en dommages. La Ville lui a offert 663 627 $.

« On était bien documenté », souligne Mme Lord, pour l'expliquer l'écart d'à peine 91 000 $ par rapport à la demande initiale.

D'autres frais

À la facture de 15 millions s'ajoute un premier jugement qui a coûté à la Ville de Québec près de 3 millions et demi de dollars.

Il s'agit de la cause type, qui concerne l'entreprise Équipement É.M.U., qui a établi la responsabilité de la Ville de Québec en avril 2016.

Puis, il faut compter les frais juridiques encourus par la Ville pour assurer sa défense qui dépassent le million de dollars.

Dossiers non réglés

Il reste encore quelques dossiers à régler, moins d'une dizaine.

Parmi eux, Meubles Barnabé dont les locaux, situés rue Saint-Jean-Baptiste, ont été inondés en 2005.

Dans sa requête initiale, l'entreprise réclamait 448 061,47 $.

Meubles Barnabé a fermé ses portes depuis, mais l'ancien propriétaire, André Barnabé, confirme que le dossier chemine.

Action collective

Il faudra encore patienter quelques années avant d'avoir un portrait global des coûts associés aux inondations de 2005.

La Ville de Québec doit encore s'entendre avec les autres sinistrés de la rivière Lorette dans une action collective autorisée par la cour l'an dernier.

Les discussions pour en arriver à une entente se déroulent derrière des portes closes. Quelques millions de dollars sont en jeu.

Rappelons qu'au terme des travaux qui seront réalisés d'ici 2020 sur la rivière Lorette, la Ville aura déboursé encore 45,6 M$.

L'administration Labeaume a renoncé en novembre à ériger un mur anti-crue le long de la rivière Lorette.

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