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Inondations : l'embâcle de la rivière Saint-Charles diminue

Enfin de bonnes nouvelles pour les sinistrés des inondations qui sévissent dans le secteur Duberger-Les Saules, à Québec. Après de nombreuses heures de travail acharné, l'embâcle qui s'est formé sur la rivière Saint-Charles au cours du week-end a commencé à diminuer.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Une partie de l’amoncellement de glace a cédé mardi. Une portion d’une dizaine de mètres a été retranchée de l’embâcle, dont la longueur fait plus de cent mètres. Une petite avancée qui réjouit les experts de la Sécurité civile.

La journée de mardi a aussi permis de préparer le terrain pour la venue d'un équipement spécialisé. Après la pelle-araignée, c'est au tour de la rétrocaveuse amphibie, communément appelée « grenouille », de venir prêter main-forte aux équipes qui travaillent depuis lundi à défaire l'embâcle.

L’appareil devait arriver à Québec mardi soir. Il commencera son travail à compter de 7 h mercredi matin. L'ajout de l'équipement spécialisé, qui oeuvre tant sur la glace que dans l'eau, permettra de terminer le travail plus efficacement.

Les autorités estiment qu'à partir du moment où la grenouille s'activera, elles auront besoin d'au moins 24 heures pour créer un chenal sur l'embâcle et ainsi permettre un écoulement naturel de l'eau.

Les équipes sur le terrain ont fait du déboisement en bordure de la rivière mardi pour permettre de frayer un chemin à cette machinerie imposante.

Les vannes demeurent fermées

Contrairement à ce qui était prévu, les vannes du barrage à l’embouchure du lac Saint-Charles, qui avaient été fermées en raison des inondations, n’ont pas été rouvertes dans la nuit de lundi à mardi.

La quantité de glaces est encore trop abondante sur la rivière. Les vannes resteront fermées tout le temps des travaux.

L'expert en sécurité civile de la Ville de Québec, Michel Therrien, admet que les risques que d'autres citoyens soient inondés ne sont pas exclus. Une trentaine de résidences et commerces du secteur du boulevard Masson pourraient être touchés.

M. Therrien assure que le risque est calculé. « C'est pour ça que tout ce qu'on fait, on le fait prudemment. On travaille pour ne pas créer d'autres problèmes, pour ne pas avoir un nombre supplémentaire de sinistrés. »

Déglaçage des rues

Le travail de déglaçage sur les artères inondées et les entrées privées va par ailleurs bon train.

Les employés des travaux publics s'activent depuis lundi. Plus de la moitié de l'eau s'est retirée des rues.

L'avenue Grandbois est l'une des artères où il y a encore une importante quantité d'eau.

Être accrédité pour rentrer chez soi

Les quelque 70 sinistrés évacués ne peuvent toujours pas réintégrer leur domicile. La Sécurité civile n'est pas en mesure de déterminer à quel moment ils pourront le faire.

Une fois le danger écarté, les citoyens qui voudront réintégrer leur domicile devront d'abord être accrédités. Les autorités ont mis en place un plan d'accréditation pour éviter que des gens mal intentionnés se présentent à leur domicile. Une centaine d'accréditations ont été distribuées mardi.

La Ville de Québec a mis sur pied une ligne téléphonique afin de répondre aux questions des sinistrés.

Des sinistrés constatent l'ampleur des dégâts

Certains résidents ont pu aller constater l’ampleur des dommages à leur demeure.

Alain Roberge, qui réside sur l’avenue Grandbois, affirme que sa maison a été grandement abîmée par les inondations. « J’ai à peu près entre 3 et 4 pieds d’eau dans le sous-sol. […] D’après moi, il va y avoir pas mal de travail à faire ».

Pour plusieurs, la facture va atteindre des dizaines de milliers de dollars. M. Roberge a bon espoir que le programme d’aide gouvernementale annoncé lundi donnera un coup de pouce aux sinistrés.

« Évidemment, il y a un déductible, il faut s’attendre à payer quelque part, mais dans l’ensemble, je pense qu’au niveau des réclamations des vêtements, les électroménagers, les réparations, je pense que c’est bon comme proposition. »

Avec les informations d'Alexandra Duval

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