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Inondations : lent retour à la normale dans Duberger-Les Saules

Le gouvernement du Québec obligera chaque municipalité à se doter d'un plan de mesure d'urgence en cas de sinistre. Il permettra aussi aux municipalités qui le désirent d'administrer elle-même le programme d'indemnisation du gouvernement histoire d'accélérer l'aide aux citoyens.

La Ville de Québec possède déjà un plan de mesure d'urgence, un plan que l'on peaufine à chaque sinistre.

« Dans tous les évènements qu'on a, on fait un débriefing. Ça nous permet aussi de voir s'il y a des risques particuliers. Ça nous permet de dire que si c'est assez majeur, de faire un plan particulier d'intervention », précise le conseiller municipal Patrick Voyer, responsable de la sécurité civile au comité exécutif.

Dans le secteur Duberger-Les Saules, touché par des inondations en janvier, les choses avancent, mais les sinistrés ne sont pas au bout de leur peine.

« La Sécurité civile ne payera pas les travaux s'il y a de l'abus de la part de l'entrepreneur. S'il charge vraiment plus cher que ce qu'il y a dans leurs chartes, c'est encore nous qui va le payer et c'est là qui faut être prudent », explique le sinistré Jean-Claude Lapointe, en parcourant les nombreuses pages du rapport du ministère de la Sécurité publique sur les travaux à faire chez lui.

Le sous-sol de M. Lapointe doit être refait au complet. Sa cour arrière est également ravagée. Conscient que ces inondations lui coûteront quelques milliers de dollars, il se dit tout de même satisfait du travail de la Ville et du gouvernement.

« Tout est détruit. Les poteaux de clôture, il va y avoir des heures et des heures à travailler là-dessus et ce n'est pas couvert, mais en général depuis le début, la prise en charge, je n'ai pas un mot à dire négativement. »

Jusqu'à maintenant, plus de 333 000 dollars ont été versés pour 63 dossiers de réclamation et 34 des 36 rapports d'évaluation des dommages ont été remis aux sinistrés.

Mais il reste encore du travail pour faciliter la vie des sinistrés. La Commission de la construction du Québec est débarquée chez Martin Auclair, un sinistré, pour l'obliger à cesser des travaux qui doivent être faits par un entrepreneur.

« C'est ordinaire. On n'a pas besoin de ça. On n'a pas demandé à avoir de l'eau dans notre sous-sol. Moi j'ai eu 8 pieds dans mon sous-sol et à tous les jours, on a une claque sur la gueule d'un bord et de l'autre », se désole-t-il.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

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