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Inondations : « On n’est pas loin de la fin » - Régis Labeaume

Les problèmes provoqués par les inondations dans le secteur de Duberger-Les Saules, à Québec, tirent à leur fin, affirme le maire Régis Labeaume. L'embâcle qui s'est formé sur la rivière Saint-Charles ne bloque plus l'écoulement de l'eau et certains sinistrés pourraient réintégrer leur résidence dès samedi.

Un texte de Louis Gagné

« J'ai l'air de parler comme si c’était fini, mais on n’est pas loin de la fin », a déclaré M. Labeaume, vendredi après-midi, lors d’un point de presse visant à faire le point sur les inondations.

Le maire a souligné que la rétrocaveuse amphibie, communément appelée la « grenouille », avait défait l’embâcle sur une longueur de 465 mètres. La taille de l’amoncellement de glace a été réduite à 365 mètres.

Régis Labeaume affirme que l'équipement n’est plus en opération, mais demeure sur place tant que tous les tests visant à vérifier l’écoulement de la rivière n’auront pas été effectués.

« On n’a pas besoin de défaire la glace. Pourquoi? Parce que l’eau passe en-dessous. [La glace] ne bloque pas le courant d’eau. Il n’y a pas de frasil qui bloque. Elle passe en dessous. Alors, on a arrêté la grenouille », a-t-il expliqué.

Au cours des prochaines heures, les équipes sur le terrain s’affaireront à défaire la glace qui s’est accumulée à la hauteur du pont du Parc-des-Saules. Les travailleurs procéderont également au ramassage des morceaux de glace brisés par la grenouille.

Vers une réintégration

La Ville a commencé en fin de matinée vendredi à redonner les accès aux propriétaires. Ces derniers se voient remettre une liste de travaux à effectuer. Il peut s’agir, par exemple, du rétablissement de l’électricité, du redémarrage du système de chauffage ou du remplacement de l’avertisseur de fumée.

Une fois que les travaux ont été effectués et qu’un employé de la municipalité est venu valider le tout, le propriétaire reçoit un avis de réintégration. Selon le maire, il serait surprenant que des sinistrés réintègrent leur résidence avant samedi.

« Ce soir, ça m'étonnerait, parce que tout le monde a du travail à faire [mais] à partir de demain, [oui], si tout va bien. […] Ça dépend de la vitesse de travail des assureurs », a soutenu M. Labeaume.

Il a précisé que certaines résidences situées à proximité de la station de pompage ne pourraient pas être réintégrées à court terme par leurs propriétaires.

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