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Isabelle Charest met les bouchées doubles pour Rio

Isabelle Charest se prépare en accéléré pour les Jeux de Rio. Nommée chef de mission adjointe de la délégation canadienne dans la foulée de la démission de Jean-Luc Brassard comme chef de mission, la Québécoise a moins de quatre mois pour s'acclimater à ses nouvelles fonctions. Mais elle assure qu'elle sera prête.

Rio ne faisait pas partie des plans de l'ancienne patineuse de vitesse sur courte piste jusqu'à la semaine dernière.

« Je ne m'attendais pas à recevoir un coup de fil du Comité olympique canadien jeudi dernier », a-t-elle confié mardi au microphone de Claude Bernatchez, à l'émission Première heure, sur ICI Radio-Canada Première.

Isabelle Charest le reconnaît : son horaire de travail sera très chargé d'ici le 5 août, date de la cérémonie d'ouverture des Jeux au stade Maracana.

« Je devrai prendre connaissance de beaucoup de choses dans les prochaines semaines, me familiariser avec les athlètes qui se sont qualifiés, explique-t-elle. J'ai pas mal de choses à apprendre pour être prête pour les Jeux, mais on a une bonne équipe qui travaille fort à prendre les bouchées doubles pour qu'on soit prêts. »

Avec Curt Harnett, qui a remplacé Jean-Luc Brassard au pied levé comme chef de mission, et Carol Huynh, qui comme elle sera adjointe, la triple médaillée olympique en aura plein son assiette à Rio, mais ne veut pas perdre de vue le mandat qui lui est confié : être au service des athlètes.

Le Comité olympique canadien (COC) a été éprouvé par les allégations de harcèlement concernant son ancien président Marcel Aubut. Isabelle Charest en est bien consciente.

Elle estime que le COC a fait un pas vers l'avant en promettant d'appliquer l'ensemble des recommandations du rapport sur les agissements de Marcel Aubut, mais laisse au COC le soin de gérer cette affaire et veut surtout se concentrer sur son propre rôle.

« Je suis confiante, dit-elle. Il y a eu une commission, des recommandations qui ont été émises et suivies. Il y a un travail à faire, mais ça appartient à l'organisation. Mon travail, c'est de m'assurer qu'on est sur la bonne voie pour amener les athlètes à bon port. »

Lillehammer, un modèle pour Québec

Isabelle Charest a replongé dans ses souvenirs cet hiver. Elle a agi comme chef de mission du Canada aux Jeux olympiques de la jeunesse de Lillehammer, où elle a gagné sa toute première médaille olympique : l'argent au relais aux Jeux de 1994.

Elle a redécouvert une ville où l'héritage olympique est encore bien présent et qui, à son avis, peut servir de modèle pour Québec dans l'organisation de Jeux plus modestes.

« C'est un modèle intéressant, estime-t-elle. Vingt-deux ans après les Jeux, les installations sont encore utilisées par la population. Les installations sont modestes, mais elles font le travail et sont encore utilisées. Si on pouvait reproduire ça, ce serait extraordinaire. »

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