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ITSS : hausse des cas au Québec et jeunes à risque

Les cas d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) sont toujours en hausse au Québec, selon plusieurs rapports officiels, et les jeunes de 15 à 24 ans sont particulièrement à risque.

Selon les données publiées dans le rapport du directeur national de santé publique et celles du rapport sur les maladies à déclaration obligatoire, 35 % des infections de gonorrhée et 61 % des diagnostics de chlamydia touchent les 15-24 ans.

À la clinique ProActive Santé, dans le quartier Saint-Roch, l'infirmière clinicienne Émilie Tanguay constate le phénomène auprès des jeunes. Ces derniers y sont nombreux à consulter pour les ITSS.

« Il y a beaucoup de jeunes qui consultent pour ça. Quand on voit des personnes plus âgées, disons entre 40 et 50 ans qui consultent pour ça, on est plus surpris. »

Selon elle, le fait que la gonorrhée et la chlamydia se traitent à l’aide d’antibiotiques amène plusieurs personnes à banaliser les risques. Or, l’infirmière souligne que de nombreux cas de résistance aux antibiotiques ont été identifiés dans la province.

Elle note aussi que des ITSS, même traitées, peuvent entraîner de l’infertilité autant chez les hommes que chez les femmes.

Émilie Tanguay souhaiterait voir les jeunes adopter une plus grande prudence dans leurs pratiques sexuelles. Elle explique que de nombreux patients avouent cesser d’utiliser le condom après quelques semaines de relation.

« Quand enlève-t-on le condom? Après cinq relations? Après trois mois? Ça devrait être après s’être fait dépister et après être certain que tout est correct », déplore-t-elle.

Hausse générale des ITSS au Québec

Toujours selon les mêmes rapports, les cas déclarés de gonorrhée ont bondi de 90 % depuis 2010.

Pour la même période, les cas de chlamydia ont augmenté de 41 % dans la province. En moyenne, la grande région de la Capitale-Nationale représente 10 % de ces diagnostics.

Les cas de syphilis sont aussi en hausse dans la province. 737 Québécois ont appris qu’ils étaient atteints de syphilis infectieuse en 2015.

Le constat préoccupe les autorités puisqu’à la fin des années 90, la maladie était pratiquement disparue.

Les jeunes de 15 à 24 en général ne sont pas les plus touchés dans ce cas précis. Le gouvernement estime que les personnes les plus à risque sont les hommes homosexuels.

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