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Ivanhoé Cambridge refuse de larguer Anacolor

Ivanhoé Cambridge, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec, refuse de s'engager à mettre fin à ses liens d'affaires avec Anacolor, et ce, même si l'entreprise a reçu plusieurs avis de non-conformité du ministère de l'Environnement.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

La société immobilière, qui est notamment propriétaire de Place Ste-Foy, affirme néanmoins avoir à cœur les préoccupations des citoyens du secteur de Cap-Rouge qui s’inquiètent des émanations provenant de l’usine de peinture.

Dans une très brève déclaration acheminée à Radio-Canada mercredi après-midi, Ivanhoé Cambridge promet de mettre en place « les actions nécessaires » pour tenir compte de ces inquiétudes lors des travaux de construction du nouveau stationnement de Place Ste-Foy, dont les travaux de peinture seront réalisés par Anacolor.

« La responsabilité sociale d’entreprise est au cœur de nos projets et nos activités, et nos actions témoignent de notre volonté d’agir en bon citoyen corporatif dans la communauté », écrit Ivanhoé Cambridge, qui a refusé les demandes d’entrevues de Radio-Canada.

Cautionner la pollution

Le Regroupement des citoyens sur la qualité de l’air de Cap-Rouge, qui dénonce depuis de nombreuses années le comportement de l’usine Anacolor, déplore le timide engagement du bras immobilier de la Caisse. Sa présidente, Stéphanie Houde, soutient que les entreprises qui continuent de lui donner des contrats de peinture cautionnent la pollution du secteur résidentiel de Cap-Rouge.

« Il faut dénoncer cette chose-là. Nous, notre but, ce n’est pas de faire faire faillite à cette compagnie-là. Ce n’est pas de leur couper l’herbe sous le pied, mais un moment donné, quand on est non-conforme, puis que le bien-être et la santé des voisins se détériorent, il faut dénoncer », affirme Mme Houde.

Par ailleurs, le groupe Cominar, un autre promoteur immobilier important de la région de Québec qui octroie des contrats à Anacolor, n’a pas répondu aux nombreuses demandes d’entrevues de Radio-Canada.

Rappelons que mardi, le quincaillier Canac, dont le siège social est situé à Québec, a annoncé qu’il demanderait à ses fournisseurs de ne plus faire affaire avec l’usine de peinture.

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