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Jaggi Singh plaide non coupable et retrouve sa liberté

Le militant antifasciste Jaggi Singh a été libéré mercredi après avoir plaidé non coupable à des accusations d'entrave et de supposition de personne. Il a tourné au ridicule les argumentations de la Couronne à sa sortie du palais de justice de Québec.

M. Singh a été libéré sous certaines conditions. Il devra garder la paix, faire un dépôt de 250 $, fournir une adresse de résidence et se présenter à la Cour lorsque requis. Le juge estime qu'il ne représente pas une menace. L'accusé ne pourra toutefois pas se rendre sur la colline Parlementaire.

L’homme de 46 ans a été appréhendé mardi à Montréal relativement à sa participation à la manifestation contre l'extrême droite qui s'est déroulée à Québec le 20 août dernier.

Lors de son arrestation, le militant se serait identifié aux policiers en tant que Michel Goulet, ancien joueur vedette des Nordiques. Il a plaidé non coupable.

« Ce n'est pas une question de coupable ou non coupable, a déploré M. Singh. Dire que je suis Michel Goulet, c'est clair que c'était une blague. Même Michel Goulet ne pense pas que je suis en train de prendre son identité. Je n'ai pas sa moustache. Je n'ai pas ses capacités de joueur [de hockey]. C'était une façon de baisser la tension un peu ».

La procureure de la Ville de Québec, Marie-Hélène Guillemette, s'était pour sa part opposée à sa remise en liberté plus tôt mercredi.

« On considère que M. Singh représente un danger pour la sécurité du public », a-t-elle déclaré.

Jaggi Singh a refusé de se soumettre à plusieurs conditions en échange de sa remise en liberté, comme celle de fournir ses empreintes digitales.

Lors de l'enquête sur remise en liberté, la procureure Marie-Hélène Guillemette a fait témoigner un sergent-détective du Service de police de la Ville de Québec.

L'agent a indiqué que Singh était habillé de noir et semblait être le leader d’un groupe de casseurs le 20 août.

Se défendant lui-même, Jaggi Singh a réussi à faire avouer au policier qu’il n’avait pas été violent. La manifestation a été déclarée illégale, mais seulement après son arrestation.

« Du gros n'importe quoi »

Des sympathisants à la cause de Jaggi Singh ont dénoncé son arrestation et invité d’autres « alliés antifascistes » à se rendre à la cour municipale de Québec pour le soutenir.

Une vingtaine de manifestants ont répondu à l'appel.

« Il s’est fait arrêter sans justification, lance Fred Burrill, militant antifasciste venu de Montréal pour épauler son ami. C’est vraiment du gros n’importe quoi. »

« Ils ont ciblé une personne racisée, entre autres, qui est pourtant dans notre lutte, mais qui n’est pas non plus notre chef. Ils pensent avoir coupé la tête du mouvement, mais il n’y en a juste pas », ajoute-t-il.

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