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« Je me sentais pris », témoigne Donald Brashear

Comme lors de son procès criminel au terme duquel il a été trouvé coupable, l'ex-joueur du Canadien de Montréal, Donald Brashear, a joué la carte de la légitime défense à son procès civil. Il fait face à une poursuite de 378 000 $ pour avoir frappé un hockeyeur. Le colosse de 44 ans s'est excusé à sa victime.

D'après des informations de Yannick Bergeron

En mars 2011, Donald Brashear a asséné un violent coup de poing à un adversaire, Éric Labelle, après un match de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). L'incident s'était produit dans le stationnement de l'aréna de Rivière-du-Loup.

Éric Labelle s'était dressé devant son véhicule et l'invectivait, a raconté Donald Brashear, jeudi, lors de son témoignage, jeudi, au palais de justice de Québec.

« J'avais l'impression qu'il était fâché et qu'il voulait qu'on se batte », a-t-il raconté.

Donald Brashear a affirmé s'être senti coincé avant de frapper à la tête son adversaire, qui s'est effondré. Père d'une famille reconstituée de cinq enfants, Brashear s'est défendu d'être un homme violent à l'extérieur de la patinoire.

Des excuses

Celui qui a fait la loi sur les patinoires s'est excusé pour les torts causés à Éric Labelle, qui a subi une commotion cérébrale. Le joueur de 34 ans n'a pas rejoué au hockey depuis les événements. Il estime qu'il aurait pu poursuivre sa carrière dans la LNAH pendant une dizaine d'années, s'il n'avait pas subi ces blessures.

Il a invité celui qui le poursuit à se remettre en forme et à retourner jouer dans la Ligue nord-américaine, où Brashear est toujours sous contrat avec l'équipe de Thetford Mines.

Lors de son témoignage, Éric Labelle avait affirmé craindre de se retrouver à nouveau sur la glace face Brashear, disant même avoir peur de le croiser dans les toilettes du palais de justice. Brashear a assuré qu'il n'avait rien à craindre autant sur la patinoire, qu'aux toilettes.

Les deux parties présenteront leurs plaidoiries vendredi.

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