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JO: « le maire a réussi sa campagne de marketing », dit Paul Ohl

Un spécialiste du mouvement olympique tourne en dérision la décision du maire de Québec de renoncer aux Jeux d'hiver de 2026. Selon Paul Ohl, la Ville de Québec n'a jamais été dans le coup et son retrait de la course est accueilli par un « soupir de soulagement » par le Comité olympique canadien (COC).

Paul Ohl n'est pas tendre à l'endroit de Régis Labeaume. Selon lui, le maire de Québec n'a pas beaucoup de crédibilité dans le monde olympique, car il a souvent changé d'avis au sujet d'une candidature éventuelle de sa ville.

« Il a parlé des deux côtés de la bouche. Tantôt il se retire, tantôt il ne se retire pas », ironise-t-il.

Paul Ohl estime que la composition de la délégation qui a représenté la capitale à Lausanne le mois dernier en dit long sur la qualité de la présentation livrée devant le Comité international olympique (CIO). Sans représentant de la Chambre de commerce ou encore du COC, la Ville ne faisait pas sérieuse, croit-il.

Un manque d'appuis?

Pour le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Paul Shoiry, le maire de Québec s'est rendu à l'évidence que le projet olympique obtenait peu d'appuis dans la région à son retour de Lausanne.

Paul Shoiry croit que la visite de Régis Labeaume au siège du CIO a coûté cher pour rien aux contribuables.

« Le voyage en Suisse, pour nous aujourd'hui, c'est un voyage de tourisme », dénonce-t-il.

Des arguments qui laissent perplexe

De son côté, le professeur en marketing de l'Université Laval Frank Pons n'est pas convaincu par les raisons qui ont motivé le maire de Québec à ne pas se lancer dans l'aventure olympique .

Selon Régis Labeaume, l'appui de deux présidents de fédérations sportives et membres influents du CIO à la candidature nationale de la Suisse minerait les chances de Québec en 2026.

Pour Frank Pons, le parti pris de Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS), et René Fasel, président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) n'a rien d'étonnant puisque les deux sont Suisses.

« Il n'y a rien de nouveau dans la connaissance que ces deux personnes-là allaient influencer ou conseiller la candidature suisse », tranche-t-il.

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