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Journée du vivre ensemble : plus de sécurité pour les coopérants internationaux

Les victimes des attentats de Ouagadougou au Burkina Faso ont maintenant une journée dédiée à leur mémoire. La ministre des Relations internationales, Christine Saint-Pierre, a souligné dimanche la première journée nationale du vivre ensemble, précisant que davantage de mesures de sécurité seront mises en place pour les coopérants internationaux.

« Par cette journée, nous voulons vraiment qu'on prenne le temps de réfléchir à cette situation du terrorisme qui est de plus en plus présente », affirme la ministre Christine Saint-Pierre.

Cette journée se veut un message de sensibilisation ayant comme trame de fond la tragédie qui a coûté la vie à six coopérants québécois le 15 janvier 2016. « Le terrorisme peut frapper partout. Je pense que c'est ce que nous avons réalisé il y a un an. Elle peut frapper aussi des proches », explique la ministre.

Depuis la tragédie, le gouvernement a aussi octroyé une aide financière de 80 000 $ à l’Association québécoise des organismes de coopérations internationales (AQOCI).

Grâce à cette aide, l’association qui regroupe 64 organismes au Québec pourra davantage assurer la sécurité de ses travailleurs et ses bénévoles.

« Avec ce financement, nous avons mis sur pied un groupe de travail afin d’échanger à partir de nos expertises, identifier de nouveaux outils, des nouvelles formations et accroître la veille (…) dans chaque pays où nous intervenons », explique la directrice générale de l’AQOCI, Michèle Asselin.

« On ne peut pas laisser partir nos coopérants sans avoir au moins un minimum et être outillé et faire face à des situations de crise dans des zones dangereuses », ajoute Christine Saint-Pierre.

Hommages

Ce triste anniversaire soulève des souvenirs douloureux pour les proches des victimes. Un an après avoir perdu sa mère, Nicola Hamel ressent toujours beaucoup d'injustice.

« Non seulement on a composé avec le fait que c'est une mort brutale et subite, mais aussi avec le fait que c'est un acte intentionnel qui ne sera probablement jamais puni », déplore-t-il.

Suzanne Bernier s’était rendue au Burkina Faso pour construire une école. Cinq de ses amis, dont quatre membres d’une même famille de Lac-Beauport, sont morts avec elle.

L'attaque est survenue alors que leur mission humanitaire venait tout juste de se terminer.

Deux messes anniversaires ont été organisées dimanche à Québec.

L'Assemblée nationale tiendra une cérémonie commémorative mardi en mémoire des victimes.

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