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Kevin McGee suspendu pour son contact sur James Tyrell

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a imposé une suspension d'un match au demi défensif du Rouge et Or de l'Université Laval Kevin McGee vendredi. Le receveur de passes des Stingers de l'Université Concordia James Tyrell a été la victime du coup à la tête.

Un texte d’Antoine Deshaies

Le demi défensif du Rouge et Or Gabriel Ouellet, quant à lui, n'a pas été sanctionné pour son plaqué sur le quart-arrière des Stingers Trenton Miller. Selon l'analyse du commissaire du RSEQ, Benoit Doloreux, Ouellet plaque Miller avec son épaule et atteint l'épaule du quart.

Le RSEQ appuie son verdict sur l'étude d'une nouvelle séquence vidéo. Le contact est violent, mais légal.

« On voit vraiment que le plaqué se fait au bas de l'épaule, a expliqué Gustave Roel, président et directeur général du RSEQ. Les arbitres ont rendu la bonne décision sur le terrain. »

« Nos décisions vont permettre de rassurer tout le monde, a poursuivi Roel. On a beaucoup parlé de coups à la tête au cours des derniers jours. Dans le premier cas, c’est clair que ce n’est pas un coup à la tête. Dans le deuxième, on ne peut pas dire avec certitude que la tête est visée. »

Miller a commenté, par communiqué, la décision du RSEQ.

« Quelle que soit la décision rendue aujourd’hui par les responsables du RSEQ, je tiens à les remercier d’avoir pris au sérieux les questions soulevées par cet incident et de s’être engagés à améliorer la pratique de ce sport formidable qu’est le football au Québec », a expliqué Miller.

Miller avait lancé un cri du cœur plus tôt cette semaine contre les coups à la tête au football.

Dans le même communiqué, l’Université Concordia se dit déçue de la décision du RSEQ.

« Nous sommes déçus de la décision rendue aujourd’hui. Nous espérons que la ligue examinera tout au moins sa politique en vue de protéger les joueurs contre ce type de coups agressifs et envisagera l’adoption d’un modèle semblable à celui de la NCAA. »

Les Stingers ajoutent que « nous sommes d’accord avec Trenton Miller et les nombreux autres athlètes qui ont élevé la voix pour réclamer une conversation nationale au sujet des règles du jeu et de la place de la violence excessive dans le sport. »

Le Rouge et Or accepte la décision

De son côté, le Rouge et Or n’ira pas en appel de la suspension décernée à McGee.

Également par communiqué, l'Université Laval a indiqué qu'elle respectait la décision du RSEQ et a réitéré que jamais l’équipe n’a enseigné ou encouragé ses joueurs à plaquer pour blesser. Les membres de la formation n’entendent pas accorder d’entrevues.

Pour justifier la suspension de McGee, le RSEQ a soutenu que le joueur a quitté le sol pour plaquer un adversaire dans une position vulnérable.

« C’est un plaqué haut, mais on ne peut affirmer hors de tout doute que la tête est visée ou touchée, a précisé Roel. McGee était en retard sur le jeu et ne pouvait plus intercepter le ballon. Il aurait pu opter pour une stratégie différente pour l’arrêter. Il n’y avait pas nécessairement une intention de blesser. »

« Il est clair que la suspension envoie un message à ce joueur-là, a ajouté Roel. Il ne doit plus se retrouver dans un contexte similaire. »

Le président du RSEQ ne veut pas lancer la pierre aux arbitres qui n’ont pas décerné de pénalité lors des deux séquences.

« On a pu voir la séquence plusieurs fois au ralenti avec plusieurs angles différents, a expliqué Roel. Les arbitres n’ont pas ce luxe-là. Pour eux, comme pour nous, la protection des joueurs est importante. »

Le RSEQ aimerait toutefois que les arbitres réagissent plus rapidement lors de ce genre de situations pour mieux protéger les joueurs. « Dans le doute, nos arbitres devraient sévir », a estimé Stéphane Boudreau, directeur général adjoint du RSEQ.

L’occasion de revoir le rôle du commissaire

Les plaqués litigieux ont été réalisés dimanche. La décision a été rendue cinq jours plus tard.

Le commissaire du RSEQ, tel que les règles le stipulent, ne peut décider unilatéralement de sanctionner un geste. Il doit d’abord attendre qu’une équipe lui envoie une demande claire.

« C’est clair qu’on aura une réflexion sur le rôle et les pouvoirs du commissaire, a déclaré Roel. Les derniers jours auront permis de relancer les discussions. »

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