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L'abolition du permis de guide touristique reportée

La Ville de Québec revient sur sa décision d'abolir dès maintenant le permis obligatoire pour les guides touristiques. Face aux nombreuses critiques soulevées par cette décision, la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, annonce qu'elle se donne un an pour trouver une nouvelle façon de procéder.

D'ici là, le permis demeure obligatoire. « On n'est pas en guerre contre personne. On est de bonne foi. On ne veut pas nuire à qui que ce soit », a précisé Julie Lemieux lors d'un point de presse jeudi, aux côtés du directeur de l'Office du tourisme, André Roy.

Radio-Canada révélait vendredi dernier que la Ville avait décidé d'abroger le règlement obligeant les guides touristiques à détenir une formation de 150 heures et un permis pour pratiquer à Québec.

Le changement ne sera donc pas adopté comme prévu au conseil d'agglomération la semaine prochaine.

Un règlement contesté

La Ville de Québec dit avoir reçu des lettres de plaintes de voyagistes étrangers après avoir voulu faire appliquer son règlement auprès de leur personnel afin de répondre aux plaintes de l'Association des guides touristiques de Québec qui dénonçait son laxisme. 

Les voyagistes doivent embaucher un guide local pour leurs visites. L'an dernier, 60 guides ont été interpelés parce qu'ils n'avaient pas de permis. 

« On a eu des menaces que Québec serait retirée des destinations touristiques en Asie-Pacifique à cause de cette attitude qui était considérée un peu comme du harcèlement », a affirmé Julie Lemieux.

La conseillère déplore aussi que l'Association ait voulu « se faire justice » en envoyant des lettres à des intervenants touristiques majeurs. « En demandant à la Ville d'être plus présente sur le terrain, de faire plus d'intervention, on a alarmé l'industrie touristique à l'étranger », plaide-t-elle.

La Ville remet néanmoins en question l'utilisation de permis pour encadrer les guides touristiques. Un règlement rendu trop « difficile à appliquer », a soutenu Julie Lemieux.

Des solutions à trouver

La Ville veut maintenant trouver une nouvelle façon de faire pour 2017, sans mettre de côté la formation des guides. « On a jamais remis ça en question », dit la conseillère municipale.

« On veut une solution qui va être applicable, équitable et qui ne sera pas contreproductive sur l'attractivité de notre ville », a précisé le directeur de l'Office du tourisme, André Roy.

Alors que le milieu touristique a dénoncé que la décision ait été prise sans consultation, la Ville soutient que tous les acteurs seront mis à contribution. Julie Lemieux demande d'ailleurs à l'Assocation des guides touristiques d'être « proactive » et de lui faire des propositions.

L'appel est entendu à l'Assocation qui se dit « très heureuse » du changement de cap de la Ville. « On va travailler avec la Ville de façon constructive. On va proposer des choses. On espère aussi que la Ville aura des choss à proposer parce que tout le poids ne repose pas nécessairement sur l'Association. C'est pas nous qui avons abroger le règlement. Normalement, les gens qui défond quelque chose s'engage à contribuer à le reconstruire », soutient la présidente Marie Legroulx.

Mme Legroulx reconnaît avoir formulé des plaintes quant à l'application du règlement, mais estime néanmoins que le permis est « un bon outil ».

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