L'acteur québécois Paul Hébert est décédé jeudi, à l'âge de 92 ans. Amoureux du théâtre, il avait également donné la réplique à Guy L'Écuyer dans La vie heureuse de Léopold Z.

À la demande de la famille, le Théâtre du Trident a annoncé la mort de Paul Hébert, l'un de ses fondateurs et premier directeur artistique, en soirée sur sa page Facebook. « Nous venons de perdre notre patriarche. Sa voix va résonner encore longtemps au théâtre et dans nos cœurs » a déclaré la directrice artistique du Trident, Anne-Marie Olivier.

Selon Gisèle Gallichan, une amie de la famille, M. Hébert avait été hospitalisé au début du mois d'avril en raison d’une chute. Il aura passé ses derniers jours dans un hôpital de la ville de Québec.

« [Paul Hébert] était tellement passionné par ce qu’il faisait qu’il ne pouvait pas faire autre chose » que d’entraîner « ses collègues et ses proches dans son sillon », se remémore Mme. Gallichan.

Né en 1924 à Thetford Mines, Paul Hébert avait commencé sa carrière dans les années 40 en se joignant à la troupe les « Comédiens » à Québec. Pendant plus de 60 ans, il avait notamment joué dans de nombreuses pièces classiques, du Tartuffe et Le bourgeois gentilhomme de Molière aux Trois sœurs de Tchekhov, en passant par La nuit des rois et La tempête de William Shakespeare.

Sa passion pour le théâtre l’avait également amené à revêtir les habits de metteur en scène, mais aussi de directeur du Conservatoire d’art dramatique à Montréal puis à Québec. Par ailleurs, Paul Hébert a fondé le Théâtre Anjou, dans le Montréal des années 50, avant de donner vie au Théâtre du Trident de Québec, quelque 20 ans plus tard.

Au cinéma, le grand public se souvient de lui pour le rôle de Théophile Lemay, patron de Léopold Z. dans le film culte de Gilles Carle. Parmi ses autres longs métrages, citons C’est pas la faute à Jacques Cartier, L’Affaire Coffin (1980), Les Fous de Bassan (1985) ou plus récemment, Route 132 (2010).

À la télévision, il avait là encore traversé les décennies, avec des rôles dans les séries Quatuor dans les années 50, La Balsamine dans les années 60, Race de monde, à partir de 1979, ou encore Le Temps d’une paix, dans les années 80.

Paul Hébert avait été nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1987 et Chevalier de l’Ordre du Québec en 1994. Il avait appuyé le camp du « oui », lors du référendum de 1980.

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