L'agrile du frêne a été détecté à Québec dans un arbre du quartier Montcalm. L'insecte a été décelé grâce au programme de détection précoce mis en place à Québec, qui comprend l'installation de pièges dans les arbres.

C’est l’Agence canadienne d’inspection des aliments responsable des analyses qui a confirmé lundi la nature de l’insecte découvert dans l’un des pièges installés au début juin.

La Ville appréhendait déjà la présence de l’insecte déjà bien présent à Montréal et qui s’attaque aux frênes et les décime.

Steeve Verret, conseiller municipal responsable de l’Environnement à la Ville de Québec, mentionne qu’un plan de lutte devra être mis en place pour contrer la propagation de l’insecte.

« C’est un plan d’abattage d’arbres qu’on devra faire, un plan d’injection [au biopesticide] aussi des arbres. Dans le secteur Montcalm, on va probablement abattre une trentaine d’arbres », mentionne le conseiller.

Les arbres abattus seront éventuellement remplacés par une autre espèce.

Informer la Ville

Les citoyens devraient par ailleurs prévenir la Ville s’ils constatent le dépérissement de leurs frênes.

Le conseiller Steeve Verret rappelle que les citoyens doivent demander un permis à la Ville avant d’abattre un arbre.

« Présentement, on ne change rien aux pratiques. Quand vous avez besoin d’abattre un arbre, ça prend toujours un permis. Vous demandez le permis et on va aller vérifier si l’arbre est à abattre, s’il est malade, s’il y a un danger. »

Présentement, seul le secteur de Montcalm est visé. Une vérification plus attentive sera faite dans un rayon de 300 à 500 mètres de l’arbre touché par l’agrile.

La Ville de Québec promet d'informer les citoyens des actions qui seront prises. Une nouvelle réglementation municipale sur la gestion des frênes sera élaborée pour tenir compte des résultats des dépistages de cette année.

Attention au bois de chauffage

L’insecte est impossible à éradiquer, mais on peut ralentir sa progression.

Robert Lavallée, chercheur en gestion des ravageurs forestiers à Ressources naturelles Canada, recommande aux citoyens de ne pas transporter de bois de chauffage d’une région à l'autre.

« Je vais faire une supposition, mais je pense que si on a l’agrile ici à Québec, c’est parce qu’il y a du bois contaminé qui a été introduit dans la ville », dit-il.

La Ville de Québec a mis en place un programme de prévention en 2012 et fait des relevés chaque année dans ses arbres pour contrer l’agrile. Les frênes représentent 13 % du couvert d’arbres appartenant à la ville de Québec.

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