Retour

L'Ancienne-Lorette dans la mire du ministère de l'Environnement

L'Ancienne-Lorette n'a pas obtenu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l'Environnement avant de lancer les travaux pour préparer le terrain qui doit accueillir un important complexe pharmaceutique, dans le secteur de l'avenue Jules-Verne.

Un texte de Maxime Corneau

Radio-Canada dévoilait récemment que l'entreprise québécoise EndoCeutics doit s'y installer pour produire son médicament phare, l'Intrarosa, surnommé le « Viagra féminin ». La Ville a déjà entrepris des travaux sur le terrain afin de permettre la réalisation du projet de 50 millions de dollars.

Le ministère de l'Environnement a toutefois constaté que la municipalité avait enfreint à deux reprises la Loi sur la qualité de l'environnement.

Dans un premier temps, l'administration municipale aurait dû réaliser des tests approfondis du sol dans l'éventualité où le terrain permettra non seulement des activités commerciales, mais aussi industrielles.

« Le changement de zonage projeté entraîne l'obligation de produire une nouvelle étude de caractérisation », explique Frédéric Fournier, porte-parole du ministère de l'Environnement.

Le ministère reproche aussi à la municipalité de ne pas avoir obtenu l'aval des autorités compétentes avant de lancer les travaux sur le site qui a déjà servi comme dépôt à neige.

Rien à se reprocher, dit Loranger

Des analyses se poursuivent pour évaluer « les suites à donner à ce dossier quant aux manquements constatés », précise le ministère. Il n'a pas été possible de savoir si ces infractions pouvaient retarder les travaux.

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, n'a pas souhaité accorder d'entrevue sur ce qu'il qualifie de « supposés blâmes du ministère. » Il a seulement affirmé que son administration n'avait rien à se reprocher.

Plus d'articles

Commentaires