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L'anneau de glace couvert attirera les amateurs, dit la Fédération de patinage de vitesse

La première pelletée de terre n'a pas encore eu lieu, mais le futur anneau de glace couvert de Québec fait déjà rêver la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ). L'organisation croit que l'anneau permettra d'attirer plus d'amateurs et ultimement, de former plus de champions.

Rencontré à l’anneau Gaétan-Boucher, samedi, le président de la FPVQ, Robert Dubreuil, a dit vouloir faire aussi la promotion du patinage récréatif. « C’est avec plus de monde sur les patinoires qu'on va prendre de l'ampleur. »

La population était d’ailleurs conviée à l’anneau pour la Journée nationale du patinage. Entre 12 h et 13 h, les participants devaient se dépasser pour compléter le plus de tours de piste possible. Une puce électronique leur indiquait la distance totale parcourue, au terme de l’activité.

« On pense que s'il y a plus de monde qui patine pour le plaisir et la forme […] certains vont aller plus loin vers un mode sportif et compétitif », indique Robert Dubreuil.

Selon lui, le futur anneau couvert qui sera construit d’ici 2020 au coût de 68 millions de dollars est un ingrédient essentiel de cette recette.

Si on n'a pas de laboratoire, on ne peut pas faire de bonnes recherches. Donc en sport, ça prend des infrastructures.

Robert Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec

Aux détracteurs du projet, Robert Dubreuil rétorque que l’anneau couvert ne servira pas qu’aux athlètes.

« L’élite ne pourrait faire vivre une telle infrastructure et l'élite ne pourrait justifier de dépenser des millions de dollars de cette façon-là. Il faut que ce soit un succès public. »

Redorer le blason du Québec

Des activités comme celle de samedi auront lieu plus régulièrement avec un anneau couvert, selon lui. Les jeunes du sport-études pourront aussi faire davantage de longue piste et bénéficier de meilleures plages horaires d’entraînement.

À son avis, cela permettra au Québec de retrouver sa place de choix sur l’équipe canadienne. En 1984, rappelle-t-il, l’équipe nationale était composée à 100 % de Québécois.

À Calgary, en 1988, on avait 13 sur 16 et par la suite, ça a chuté et ça coïncide avec l'arrivée de l'anneau couvert de Calgary […] On est à peu près à 15 %, 20 % de l'équipe nationale bon an, mal an. Mais nous, on vise très rapidement de remonter à 50 %.

Robert Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec

De jeunes athlètes venus participer à la Journée nationale du patinage, samedi, rêvaient déjà de la future infrastructure.

« Ça va me permettre de faire du longue piste, mais de ne pas avoir le vent qui nous bloque [...] Ça va aller mieux », dit Mathis Saint-Laurent.

« C'est ma première année dans le longue piste. J'aime ça. Quand ils nous ont parlé de l'anneau couvert, j'étais encore plus contente », dit Sabrina Racine.

Démocratie Québec est toujours contre

Bien que le projet d’anneau de glace couvert était l’une des premières promesses du maire Régis Labeaume, en 2007, l’opposition à l’hôtel de ville demeure campée sur ses positions.

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, croit que le nouvel équipement ne servira pratiquement qu’aux athlètes de pointe. Elle croit aussi que les coûts de construction masquent la réalité des frais d’entretien.

On sait très bien que c'est le genre d'équipement qui doit toujours avoir besoin de financement public pour vivre.

Anne Guérette, chef de Démocratie Québec

À son avis, mieux vaudrait faciliter l’accès au patinage libre de proximité, dans tous les quartiers de Québec, plutôt que de construire de grosses infrastructures centralisées.

« On a aussi à Québec présentement un immense amphithéâtre de glace qui est pratiquement vide. On a un Colisée de glace qui est sur le respirateur artificiel. Et là, on veut faire un autre immense centre de glace qui va compter, à la fin, cinq glaces. »

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