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L'Armée du Salut accueille des cas de plus en plus lourds

L'hôtellerie pour hommes de l'Armée du Salut peine à suffire à la demande grandissante. Été comme hiver, le centre d'hébergement situé sur la côte du Palais, dans le Vieux-Québec, est rempli au maximum plusieurs jours par mois. L'organisme doit aussi composer avec une clientèle vieillissante et de plus en plus vulnérable.

En 2015, 40 % des personnes hébergées à l'Armée du Salut avaient plus de 60 ans. 

Thomas Fréchette, qui travaille comme intervenant et agent de liaison, remarque que cette tendance s'accentue depuis deux ans. Selon lui, l'itinérance, la toxicomanie et les problématiques de santé mentale ne sont pas étrangères à la situation.

À l'occasion de la journée portes ouvertes qui se tient mardi, il rappelle que l'organisme joue un rôle de premier plan pour soutenir la clientèle itinérante. Avec les années, les cas lourds, malheureusement, se multiplient.

L'Armée du Salut recueille souvent des itinérants à mobilité réduite ou qui souffrent d'Alzheimer. Des gens qui ne fonctionnent plus en société.

« Voir des personnes âgées de 60, 65 ans à la rue avec des situations de démence, désorganisées, des problèmes d'incontinence et qui parfois sont blessées, ça nous inquiète », ajoute l'intervenant.

Thomas Fréchette souhaite que la communauté se mobilise pour mieux répondre aux besoins de ces personnes qui ont des besoins spécifiques.

« C'est une clientèle qui va aller en forte augmentation, il est encore temps de mettre en place des services adaptés pour qu'on puisse mieux les accompagner », résume-t-il.

Un manque d'espace problématique

Lorsque les autres refuges de Québec sont pleins (La Maison Lauberivière et la Maison Revivre), c'est l'Armée du Salut qui doit enclencher un plan pour mettre en place des lits de camp.

En plus des soixante places en chambre qui sont toujours occupées, l'organisme vit des périodes de débordement de 15 à 20 jours en moyenne par mois. Il peut y avoir jusqu'à 50 lits de camp ouverts par mois.

« On est en débordement permanent depuis deux ans, reconnaît Thomas Fréchette. Nous, on est toujours les premiers à vivre les contrecoups de la demande », ajoute-t-il.

Et contrairement à la croyance populaire, c'est l'été où la demande d'hébergement est la plus grande. Une situation qui s'explique en partie par la période des déménagements.

« Des personnes ont de la difficulté à se trouver des nouveaux baux en raison de mauvais dossiers de crédits. Expulsez quelqu'un en plein hiver, tout le monde a un peu de pitié », affirme Thomas Fréchette.

L'hôtellerie de l'Armée du Salut a accueilli 311 hommes depuis le début de l'année.

D'après les informations de Camille Simard

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