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L'Association hôtelière de Québec s’indigne contre l’hébergement illégal

L'hébergement illégal demeure un problème criant dans la région de la Vieille Capitale, selon l'Association hôtelière de Québec. L'organisme considère que la loi pour encadrer l'hébergement touristique est encore trop floue.

Selon l'Association, à peine 10 % de ceux qui louent un logement ou une chambre sur la plateforme numérique Airbnb ont légalisé leurs activités depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, au printemps dernier.

L’organisme estime que plus de 160 000 nuitées sont réservées chaque année dans la région de Québec auprès de locateurs illégaux. Ceux-ci ne possèdent pas de permis et ne paient pas d'impôts sur leurs revenus.

La présidente de l'Association hôtelière de Québec, Michelle Doré, soutient que le marché de l’hébergement illégal représente des revenus annuels de près de 14 millions de dollars.

Contre l'illégalité

Invitée comme conférencière lors d'un événement de la Chambre de commerce de Québec lundi midi, Mme Doré presse les autorités municipales et provinciales de se pencher sur la question de façon urgente. Selon l’Association, 735 logements et 652 chambres privées sont présentement à louer par des propriétaires non enregistrés à Québec.

« Il faut qu’on trouve une façon de les rendre légaux. Que ceux qui font de l’économie de partage la fassent en légalité et qu’il n’y ait pas d’évasion fiscale », souligne-t-elle.

On n’est pas contre Airbnb. On est contre l’illégalité d’Airbnb, contre l’évasion fiscale. Mettez-vous en règle. Demandez un permis de la Corporation de l'industrie touristique du Québec, payez vos taxes. Il n’y en aura pas, de problème.

Michelle Doré, présidente de l'Association hôtelière de Québec

L'Association hôtelière de Québec demande aux différents ordres de gouvernement d'entamer une réflexion globale, comme cela s'est fait ailleurs dans le monde, notamment à Barcelone, New York et Paris.

« On a une meilleure idée d’où ils sont et de ce qui se passe. C’est un domaine extrêmement complexe et on est aux balbutiements d’une nouvelle réglementation. On est contre l’illégalité de ceux qui ne se conforment pas aux lois », insiste Michelle Doré.

Une réglementation à venir?

La conseillère de l'Équipe Labeaume Suzanne Verreault, qui planche sur le dossier de l’hébergement illégal, assure que la Ville de Québec élabore actuellement un nouveau projet de règlement.

« On vise une nouvelle réglementation qui entrerait en vigueur en 2017. Est-ce qu’il y aura des amendes plus salées, est-ce qu’on ajoutera plus d’inspecteurs? Tout est sur la table », dit-elle.

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