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L’attentat aurait été perpétré avec un pistolet

L'auteur présumé de l'attentat survenu dimanche soir dans une mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, aurait utilisé un pistolet de calibre 9 mm pour abattre six fidèles et en blesser plusieurs autres, selon ce qu'a confié à Radio-Canada une source proche de l'enquête.

L’arme de poing était enregistrée au nom du présumé assassin, qui est un amateur de tir. Alexandre Bissonnette aurait vidé un premier chargeur avant de retourner à son véhicule pour en récupérer un second et poursuivre son carnage.

On ignore pour l’instant le modèle du pistolet qu’il a utilisé ainsi que le nombre de balles contenues dans les deux chargeurs qu’il aurait vidés. Au Canada, la capacité maximale d’un chargeur autorisée pour une arme de poing est de dix balles.

Le jeune homme était également en possession d’une arme longue. Il l’aurait toutefois abandonnée dans le stationnement du Centre culturel islamique de Québec, possiblement parce qu’elle s’est enrayée ou que le suspect était à court de munitions.

Méprise

C’est d’ailleurs la présence de cette arme qui serait à l'origine de la méprise qui a mené à l’arrestation de Mohamed Belkhadir, considéré à tort comme un suspect dans les heures qui ont suivi l’attentat.

M. Belkhadir a trébuché près de l’arme abandonnée dans la neige. N’eût été cette chute et sa fuite, il n’aurait probablement jamais été considéré comme un suspect.

Par ailleurs, la thèse voulant qu’un fusil d’assaut AK-47, également appelé Kalachnikov, ait été utilisé dans la tuerie ne tient pas la route, selon un spécialiste des armes à feu.

En entrevue à l’émission Le 15-18, Francis Langlois a fait remarquer que l’acte d’accusation concernant Alexandre Bissonnette faisait état d’une arme à usage restreint, alors que l’AK-47 est une arme prohibée au Canada.

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