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L'enquête sur la disparition de Nathalie Godbout relancée

15 ans après la disparition de Nathalie Godbout à Lévis, la Sûreté du Québec relance l'enquête dans l'espoir d'obtenir de nouvelles pistes pour élucider le dossier. Ses proches, anéantis depuis les événements, espèrent enfin obtenir des réponses.

« On aimerait que ça débouche. Je suis tanné. J'ai hâte que ça finisse. Tout ce que le monde peut avoir vu ou entendu, c'est le moment de le dire », implore son père Jean-Guy Godbout.

Dans la nuit du 23 au 24 septembre 2000, la jeune femme de 26 ans a quitté son domicile de la rue Lavoisier sans effet personnel. Elle n'a jamais été revue.

La jeune mère de deux enfants habitait avec un nouveau conjoint. « Il y aurait eu un souper bien arrosé le soir du 23. Pendant le souper, il y aurait eu une petite prise de bec. Le copain a dit qu'il est allé prendre sa douche pour arrêter la chicane, puis quand il est sorti, Nathalie avait disparu », raconte le père de la disparue.

« Ses enfants, c'était de l'or. Elle a été abandonnée en étant jeune. Elle a toujours dit : "Jamais je ne vais les abandonner comme j'ai été abandonnée », ajoute-t-il.

Une famille bouleversée

Les policiers de la Sûreté du Québec ont installé un poste de commandement, jeudi, sur le boulevard Guillaume-Couture à Lévis pour tenter de recueillir des nouvelles informations du public. Jean-Guy Godbout, les deux enfants de Nathalie Godbout et sa soeur sont présents près des lieux de la disparition.

Le fils de Nathalie Godbout, Nick Pelletier, était âgé d'un an et demi lorsque sa mère a disparu. L'adolescent de 16 ans dit ressentir de la colère et de la tristesse. Il aimerait savoir ce qui est arrivé à sa mère, tout comme le reste de sa famille.

Les proches ont toujours été convaincus que la jeune femme avait été assassinée.

Son père dit avoir vieilli de 20 ans au moment  de la disparition de sa fille. Le drame l'a plongé dans une multitude de problèmes de santé et financiers. « J'ai perdu ma maison personnelle avec mon érablière. [...] Je me suis senti mourir », raconte-t-il.

La sœur de Nathalie a souffert de dépression et d'anxiété après les événements. « On ne vit pas. On survit », confie Sophie Godbout.

La SQ soutient que ce n'est pas un indice recueilli récemment qui pousse les enquêteurs à relancer l'enquête.

Toute information du public concernant cette enquête peut être transmise à la SQ au 1-800-659-4264 ou au 1-800-711-1800.

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