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L'ex-bâtonnière Lu Chan Khuong tente de laver sa réputation et contre-attaque

L'ex-bâtonnière Lu Chan Khuong est persuadée que la fuite concernant la déjudiciarisation d'une affaire de vol à l'étalage est venue du ministère de la Justice ou de la maison Simons.

Dans une longue entrevue accordée à l'émission Tout le monde en parle, Lu Chan Khuong a de nouveau tenté de laver sa réputation après un litige de deux mois qui l'opposait au Barreau du Québec. L'institution a suspendu la bâtonnière après avoir appris dans un média qu'elle avait fait l'objet d'une plainte pour vol à l'étalage pour des événements survenus dans le magasin Simons de Laval, en avril 2014.

Lu Chan Khuong a bénéficié du programme de non-judiciarisation, qui aurait dû demeurer confidentiel.

« Avec des amis comme ça, je n'ai pas besoin d'ennemis, a-t-elle lancé au sujet de l'homme d'affaires Peter Simons, quand l'animateur Guy A. Lepage lui a demandé s'ils étaient toujours amis. Je ne connais pas les motivations, sans dire d'où vient la source, j'ai des bonnes idées maintenant. »

« Je n'ai jamais commis de vol, c'était une pure distraction », a-t-elle répété sur le plateau de Tout le monde en parle. L'ex-bâtonnière a dit avoir opté pour le processus de déjudiciarisation pour ses garanties de confidentialité, pour « éviter le battage médiatique ».

Le litige qui l'opposait au Barreau du Québec, qui s'est soldé par sa démission le 15 septembre, lui a coûté 500 000 $ en frais juridiques et autres, mais elle a été remboursée en partie par le Bareau en vertu d'une entente à l'amiable. Lu Chan Khuong estime que de se rendre devant un juge dans cette cause aurait fait gonfler la facture à un million de dollars.

L'ex-bâtonnière a déclaré qu'elle était satisfaite d'avoir reçu une lettre d'excuses du Barreau. Elle a réaffirmé son intention de se présenter de nouveau au poste de bâtonnier en 2017, si le programme pour lequel elle a été élue n'est pas mis en place.

Me Khuong passe à l'attaque

Lu Chan Khuong a aussi profité de sa tribune pour répliquer aux quatre anciens premiers ministres du Québec, dont Pierre-Marc Johnson, qui ont fait une sortie publique pour appuyer sa suspension par le Barreau.

« Pierre-Marc [Johnson], s'il veut vraiment aider la société, il devrait sortir son chéquier et faire un chèque de 200 000 $ pour rembourser les honoraires que sa conjointe a refilés aux contribuables », a lancé l'ex-bâtonnière.

Me Khuong fait référence à Hélène de Kovachich, conjointe de Pierre-Marc Johnson et ancienne présidente du Tribunal administratif de Québec (TAQ), qui a puisé dans les coffres de l'organisme pour payer son avocate dans une cause privée. Un entente de remboursement a été conclue entre Me de Kovachich et le TAQ le 27 mars 2015.

Lu Chan Khuong a aussi laissé tomber de sérieuses allégations sur d'anciens bâtonniers, sans les nommer. L'un d'eux aurait eu recours à un chauffeur privé parce qu'il n'avait plus de permis de conduire. Un autre aurait eu des démêlés avec le fisc pour une histoire d'impôts impayés.

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