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L'ex-chef de police de Wendake réclame une absolution

Éric Gros-Louis espère s'en tirer sans casier judiciaire. L'ancien chef de la police de Wendake espère obtenir une absolution conditionnelle après avoir été déclaré coupable d'entrave et de vol, alors qu'il était en fonction.

Un texte de Yannick Bergeron

Aujourd'hui travailleur de la construction, l'homme de 45 ans espère décrocher un emploi en gestion en montrant patte blanche.

Son avocate, Me Rachel Gagnon a donc demandé au juge de lui faire profiter d'une absolution.

Gros-Louis avait, en 2009, demandé à une de ses policières de ne pas saisir le véhicule d'un de ses amis qui venait d'être arrêté.

Le chef de police avait par la suite remboursé le montant de la contravention à cet ami en pigeant dans la caisse dédiée à payer les informateurs de police.

L'avocate de Gros-Louis estime qu'en échange du remboursement du montant de 865 $ et de travaux communautaires, l'ex-chef de police pourrait profiter d'une absolution.

La Couronne en désaccord

Me Juan Manzano du Directeur des poursuites criminelles et pénales exige pour sa part une peine de 3 à 4 mois à purger dans la collectivité.

Il demande au juge d'écarter la possibilité d'accorder une absolution à Gros-Louis en raison du poste qu'il occupait au moment du crime.

Le juge Hubert Couture rendra sa décision le 22 juin.

Éric Gros-Louis a déjà été condamné l'année dernière à purger une peine de 8 mois dans la collectivité pour des fraudes contre la nation huronne.

Il conteste toutefois sa condamnation devant la Cour d'appel qui n'a pas encore entendu la cause.

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