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L'ex-entraîneuse de patinage artistique nie avoir agressé son ancien élève

L'ex-entraîneuse de patinage artistique Lucie Verret nie avoir posé des gestes à caractère sexuel sur un de ses anciens élèves de 14 ans à l'époque. Au 2e jour de son procès, la femme aujourd'hui âgée de 54 ans témoigne pour sa défense.

« Ce n'est jamais arrivé cette situation-là », affirme la résidente de Château-Richer concernant les allégations qui pèsent contre elle.

Mardi, le plaignant a affirmé que Lucie Verret lui avait donné un premier baiser en 1985 après l'avoir reconduit chez lui au terme d'un entraînement.

L'homme a aussi affirmé avoir été entraîné dans une relation sexuelle complète dans l'appartement de la mère de famille qui avait 23 ans à l'époque.

« Cet événement-là n'est jamais arrivé », a répété l'accusée. Lucie Verret s'explique mal pourquoi l'homme, aujourd'hui dans la quarantaine, a porté plainte contre elle presque plus de 30 ans après les événements allégués.

L'accusée n'avait pas revu son ancien élève depuis de nombreuses années. Elle l'a décrit comme un athlète très compétitif.

La femme a raconté que l'homme a communiqué avec elle sur Facebook, en 2011, pour solliciter un rendez-vous dans un restaurant de Charlesbourg.

C'est à ce moment qu'il l'a informée d'une plainte portée contre elle. « La seule chose que j'ai eu envie de faire, c'est de me sauver en courant », a raconté l'accusée qui a dit avoir vécu à ce moment un véritable cauchemar.

Des versions contradictoires

Le plaignant maintient pour sa part que Lucie Verret l'a abordé en lui disant qu'elle n'avait pas d'argent, qu'elle ne voulait pas aller en prison et qu'ils avaient « fait ça » par amour.

La femme nie avoir tenu de tels propos et donne une tout autre version de ce rendez-vous. Selon son témoignage, son ancien élève était agité, tenait des propos décousus et l'accusait de l'avoir abandonné.

Lucie Verret l'a suivi chez lui à ce moment parce qu'elle craignait que l'homme s'enlève la vie. Après cette rencontre, ils ne se sont pas revus avant le début du processus judiciaire au palais de justice de Québec.

L'ex-entraîneuse a souligné avoir travaillé avec plus de 500 jeunes garçons au cours de sa carrière et qu'elle donnait des cours de perfectionnement en patinage pour l'Association de hockey mineur.

Après son témoignage, la défense a fait entendre des proches qui ont défendu son comportement. « C'est un coeur sur deux pattes », a assuré son amie, Anne Bélanger, qui donnait des cours de patinage avec elle.

Après deux jours de procès, la preuve est close. Les avocats feront leurs plaidoiries le 16 janvier.

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