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L’homme abattu à Pont-Rouge est un ex-agent correctionnel

L'homme qui a été abattu par des policiers dimanche après-midi dans le stationnement d'un poste de la Sûreté du Québec (SQ) à Pont-Rouge, dans la MRC de Portneuf, est un ancien agent correctionnel.

Un texte de Louis Gagné

Il s’agit de David Lévesque, 37 ans. Le Syndicat des agents correctionnels du Canada (SACC) a confirmé qu’il travaillait jusqu’à la fin du mois de mars au pénitencier fédéral de Donnacona. La direction de l’établissement n’a pas précisé la raison de son départ.

David Lévesque s’est présenté au poste de la SQ de Pont-Rouge armé d’une machette vers 15 h dimanche. Il aurait utilisé son arme pour endommager plusieurs véhicules dans le stationnement du poste.

Les policiers auraient tenté sans succès de le maîtriser avec du poivre de Cayenne. L'homme se serait ensuite dirigé dans leur direction, sa machette à la main. C’est à ce moment qu’au moins un agent aurait ouvert le feu. Le décès du trentenaire a été constaté à l’hôpital.

Comme la victime est décédée lors d’une intervention policière, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a été chargé de faire la lumière sur cet événement.

Enquête indépendante

David Lévesque se serait présenté au poste de police après avoir appris qu’une plainte y avait été déposée contre lui. On ignore toujours le motif de la plainte, de même que le lien qui unit l'ex-agent correctionnel au plaignant.

« Ce ne sont malheureusement pas des informations qui sont rendues publiques dans le cadre de cette enquête », a indiqué le porte-parole du BEI, Martin Bonin-Charron.

Les neuf enquêteurs dépêchés sur place dimanche ont terminé l’examen de la scène où s’est produit l’événement tôt lundi matin. Ils demeureront toutefois dans les environs de Pont-Rouge au moins jusqu’à mardi pour y rencontrer des témoins.

« Il y a notamment des témoins autant civils que policiers à rencontrer. Donc, selon le règlement sur le déroulement des enquêtes du BEI, on a 24 heures pour rencontrer les policiers témoins. Quant aux policiers qui sont considérés comme impliqués dans l’événement, on a 48 heures pour les rencontrer », a expliqué Martin Bonin-Charron.

Choc post-traumatique?

Le président du Syndicat des agents correctionnels du Canada, section Québec, Frédérick Lebeau, n’exclut pas qu’à l’instar de nombreux agents, David Lévesque ait souffert du syndrome de choc post-traumatique. Il précise toutefois que les informations entourant son décès sont encore « très fragmentaires ».

« On évalue aussi de notre côté si l’agent a déjà fait face à un syndrome de choc post-traumatique. Ça peut être possible. Les agents correctionnels sont souvent victimes ou voient souvent des choses hors du commun que la population en général ne voit pas à l’intérieur de nos pénitenciers. Peut-être que c’est ça […] mais on n’a aucune information sûre », a-t-il réagi.

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