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L'Hôtel Classique a enfreint les dispositions anti-briseurs de grève

Alors qu'une soixantaine de ses employés sont en grève depuis mercredi, l'Hôtel Classique a contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail en ayant recours aux services de personnes non autorisées, a déclaré le Tribunal administratif du travail (TAT).

Dans une décision rendue vendredi, le juge Raymond Gagnon ordonne à l'Hôtel Classique de cesser d'utiliser les services d'un nombre indéterminé de personnes qui œuvrent au nom de la compagnie D. Prestige Hôtelier inc.

La compagnie en question n'a été immatriculée que le 19 septembre, soit trois jours après que les employés de l'Hôtel Classique aient voté en faveur d'une grève. Dès le 20 septembre, l'Hôtel Classique a eu recours aux services de D. Prestige Hôtelier inc. pour l'entretien de ses chambres et les activités de la buanderie.

Le syndicat avait condamné la façon de faire de l'employeur à ce moment. « Nous avons dénoncé, dès le départ, le non respect du Code du travail à ce niveau et nous sommes fort heureux du dénouement », affirme Ann Gingras, présidente du conseil central de Québec de la CSN.

Le syndicat affirme également que la direction de l'hôtel appelle des employés depuis le début de la grève en les intimant de rentrer au travail. Le direction de l'hôtel n'a pas souhaiter commenter la situation.

Le juge Raymond Gagnon a convoqué l'employeur et le syndicat à une audience, le 27 septembre prochain, pour traiter la demande d'ordonnance permanente.

Les négociations pour renouveler la convention collective des employés de l'Hôtel Classique ont commencé le 16 mai 2016. Le syndicat demande des augmentations de salaire, la protection des emplois et l'amélioration des indemnités de vacances, notamment.

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