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L'idée de bandes cyclables colorées bien accueillie

La proposition du maire de Québec, Régis Labeaume, de s'inspirer de la Californie pour créer des bandes cyclables colorées récolte des appuis auprès de cyclistes et même de l'opposition à l'Hôtel de Ville.

Un texte de Maxime Corneau

En marge d’une visite à San Francisco, le maire de Québec a confié au Journal de Québec qu’il aimerait créer des voies cyclables de couleur contrastante afin d’augmenter la sécurité des cyclistes.

Le maire Labeaume a fait savoir qu’il souhaitait tester ce genre d’infrastructure à petite échelle afin d'évaluer son efficacité à Québec.

« Je suis très enthousiaste à l’idée », lance d’emblée Marcial Van Neste, le président de la Table de concertation vélo des conseils de quartier de Québec.

M. Van Neste estime que ce genre de mesure augmentera le nombre de cyclistes en ville. « Les gens ne font pas de vélo parce qu’ils ont peur. Plus il y a de repères visuels, plus les gens vont en faire », précise-t-il.

Il espère toutefois qu'investir dans des bandes cyclables colorées n’amputera pas les budgets réservés à la conception de pistes conventionnelles, mais plutôt que des sommes seront ajoutées.

Une idée de l’opposition?

Appelé à commenter la proposition du maire de Québec, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, s’est montré favorable à la mise en place « d’un projet pilote ». Il estime même que son équipe en avait déjà fait la promotion.

« Le maire n’avait pas besoin de se rendre à San Francisco pour découvrir ça. Ce genre de mesure, on en avait parlé en campagne électorale », avance-t-il.

Jean-François Gosselin ajoute qu'il aurait aimé discuter de cet enjeu à Québec avec le maire plutôt que le voir faire une déclaration à l’étranger. « On aurait pu en discuter ensemble, entre nous », conclut-il.

Technologie coûteuse?

Cette proposition a aussi un coût. Renald Leclerc, le directeur général de Bitume Québec, précise que la Ville pourrait difficilement se limiter à peindre le pavé. « La peinture, ça ne dure pas dans le temps », soutient-il.

Selon lui, la solution durable serait de développer de l’asphalte coloré précisant que « cette technologie est très dispendieuse ».

Ces amalgames de couleurs sont très populaires en Europe, mais pas au Québec. Il faut importer des produits chimiques d’Europe, des « liants synthétiques » qui colorent l’asphalte et remplacent le bitume dans le mélange.

M. Leclerc souligne qu’une usine qui produit de l’asphalte conventionnel devra nettoyer entièrement ses unités de production avant de produire de l’asphalte de couleur ce qui ajoute au coût.

Colloque à venir

La Ville de Québec tiendra par ailleurs, vendredi et samedi, son Colloque sur la sécurité routière au Centre de foires de Québec. Les résultats d'un sondage sur la sécurité routière effectué en février dernier seront dévoilés.

En plus des conférenciers invités, les citoyens seront invités à participer à des tables rondes qui serviront au développement de la Stratégie de sécurité routière 2019-2023 de la Ville.

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