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L'imprimerie Marquis se lance dans l'impression à la demande

L'imprimerie Marquis, de Montmagny, continue de prendre de l'expansion, même à l'ère du livre numérique. En plus de son volume d'impression habituel, l'imprimerie se lance dans l'impression de livres en petite quantité grâce à l'implantation d'un nouveau logiciel.

Le logiciel Marquis express SoBook, commercialisé avec le partenaire français SoBook, lui permet de numériser et de garder en archives des livres qui ne seraient plus disponibles chez les distributeurs.

Ainsi, lorsqu'un libraire ou un distributeur en fera la commande en ligne, l'entreprise pourra réimprimer facilement les documents à la demande, même en très petite quantité, explique Pierre Fréchette, vice-président aux ventes chez Marquis imprimeur.

« À partir du moment où le libraire ou le distributeur va faire sa recherche, trouver le numéro d'ISBN correspondant, il en commande 1, 2, 5 ou 10, et il a son prix en ligne », mentionne M. Fréchette.

L'entreprise croit au potentiel de ce nouveau service. M. Fréchette souligne que les éditeurs pourront ainsi republier des titres épuisés, mais qui ont encore de l'intérêt.

Moins d'attente

Cette façon de faire permettra également de diminuer le temps de livraison pour les éditeurs des deux côtés de l'Atlantique, fait valoir M. Fréchette. Grâce aux logiciels, les éditeurs européens pourront faire faire des tirages de leurs livres à l'imprimerie de Montmagny et, à l'inverse, les éditeurs québécois pourront faire imprimer leurs volumes en Europe, dans des imprimeries qui possèdent le logiciel.

« On a des clients québécois [...] qui vont pouvoir, plutôt que d'envoyer par bateau leurs produits vers l'Europe, qui prend six à huit semaines avec les dédouanements, les transports et tout ça, vont pouvoir commander en ligne dans le logiciel et être livrés en quatre, cinq, jours à leur clientèle de Paris et l'inverse est vrai pour les clients Européens », précise M. Fréchette.

Actuellement, environ 40 % des livres vendus en librairie sont importés par bateau.

Par ailleurs, les quantités expédiées sont souvent beaucoup plus importantes que les besoins. Selon M. Fréchette, 60 % des titres européens expédiés au Québec, par exemple, terminent au recyclage.

Il croit que le service permettra aux éditeurs de mieux gérer leurs inventaires et ainsi de diminuer leurs frais. « Ils vont commander exactement la quantité qu'ils ont besoin », souligne-t-il.

L'imprimeur estime que le marché du livre papier est loin d'être en déclin. Devant ces nouvelles possibilités, l'entreprise, qui imprime plus de 25 millions de livres par année, n'a pas hésité à se porter acquéreuse de nouvelles usines.

L'entreprise qui compte plus de 350 employés est d'ailleurs à la recherche de main-d'oeuvre.

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