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L’improbable parcours olympique d’Anne-Marie Comeau

La skieuse Anne-Marie Comeau ne peut le dire officiellement, mais elle sera sous peu dans l'avion, en route vers ses premiers Jeux olympiques.

Un texte de Jean-Philippe Martin

L’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges est de retour du Montana aux États-Unis, où elle a réussi la semaine dernière le dernier critère qui la séparait d’une qualification pour les JO.

« Je n'avais pas [les Jeux olympiques] en tête. Mais je suis super contente de ce qui m'arrive et fière aussi », admet-elle.

En attendant que Ski de fond Canada dévoile enfin son équipe le 29 janvier, Anne-Marie Comeau visionne les épreuves-test disputées l'an dernier sur le parcours olympique de Pyeongchang.

« J’ai regardé une course hier dans mon salon, celle du skiathlon. Ça l’air vraiment beau! Ç’a l’air d’un parcours "tough". Je suis très contente de voir ce genre de parcours », dit Comeau, qui affectionne les défis ardus.

L’étudiante-athlète du Rouge et Or de l’Université Laval a réalisé un retour aussi remarquable qu’inattendu sur les pistes de ski de fond.

Absente de la compétition pendant deux ans, Comeau est revenue en force lors des sélections olympiques au Mont-Ste-Anne, au début du mois de janvier.

Grâce à une deuxième position au skiathlon 15 km et une troisième place au 10 km en style classique, elle a forcé la main des dirigeants de la fédération canadienne à lui faire une place au sein de l’équipe olympique.

Déchirée entre le ski et la course

Fondeuse de grand talent, Anne-Marie a quitté le ski de fond en 2015 en raison d’une blessure à une épaule, mais aussi parce que les attentes étaient très élevées envers elle. Elle a eu des doutes sur sa volonté de s’investir dans un seul sport.

« Même moi, des fois, je me trouve dur à suivre », précise l’athlète de 21 ans.

Passionnée de course à pied, elle a délaissé le ski de fond, deux fois plutôt qu’une. Ses skis n’étaient toutefois jamais rangés bien loin.

Aujourd’hui, elle a accepté le fait qu’elle aime autant l’un que l’autre.

Très heureuse de l’aventure que vit sa fille en ce moment, Hélène Latendresse se réjouit surtout du fait que Anne-Marie réussit à voir plus clair dans son cheminement d'athlète.

« Elle le fait parce qu’elle a vraiment envie de le faire, pas parce que les gens en ski lui disent qu’elle est bonne en ski et qu’elle doit continuer en ski ou que les gens en course lui disent de venir en course parce qu’elle est bonne en course. »

L'expérience olympique

Si elle réalise à peine ce qui lui arrive, Anne-Marie Comeau sait que la compétition sera féroce aux Jeux d’hiver.

Elle ne se fixe pas d’objectif, sinon que de donner tout ce qu’elle a pour bien représenter le Canada, mais aussi pour profiter au maximum de l'opportunité qui s’offre à elle.

« Je vais essayer d’aller chercher le plus d’expérience aussi parce que ça peut faire grandir un athlète. Je suis encore jeune, j’aurai peut-être la chance de participer à d’autres Olympiques », espère-t-elle.

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