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L'incendiaire de la voiture de Mohamed Labidi attend sa peine

L'avocate de l'homme qui a mis le feu à la voiture du président du Centre culturel islamique de Québec a réclamé une peine adaptée à son client qui est atteint d'une déficience intellectuelle.

Un texte de Yannick Bergeron

 On ne peut pas déléguer aux prisons le travail que doit faire le CRDI [Centre de réadaptation en déficience intellectuelle] », a plaidé l'avocate de l'aide juridique, Me Marie-Pier Bertrand qui défend Mathieu Bilodeau.

En août dernier, il a mis le feu à la voiture « du monsieur qui lit les prières à la mosquée », a indiqué Me Bertrand en répétant qu'il ne s'agissait pas d'un geste haineux.

Oui, Bilodeau savait qu'il s'agissait du véhicule d'un leader musulman, mais selon l'avocate de la défense l'incendiaire est passé à l'acte après avoir été mis au défi par un « ami ».

Se disant sensible au stress vécu par Mohamed Labidi et toute la communauté musulmane à la suite de la tuerie à la mosquée et d'autres incidents, Me Bertrand a demandé au juge de considérer la situation de son client.

Me Bertrand rappelle que l'homme de 34 ans qui est sous curatelle publique, présente des limitations cognitives a qu'il a exprimé des remords.

L'avocate de l'aide juridique demande au juge Christian Boulet de prononcer une peine de 9 mois de prison contre Bilodeau.

En plus de l'incendie de la voiture, il a allumé 4 autres feux dans des conteneurs à déchets, l'été dernier.

En plus de la détention, l'avocate de Bilodeau suggère de lui imposer 240 heures de travaux communautaires et une probation de 3 ans.

La semaine dernière, la poursuite a proposé une probation d'une durée identique, mais à la suite d'une période d'incarcération beaucoup plus longue, soit deux ans moins 1 jour.

Le juge Boulet va annoncer sa décision le 20 avril.

« L'am i » qui aurait incité Bilodeau à mettre le feu à la voiture de monsieur Labidi fait aussi face à la justice. Marc Gagnon doit subir son procès en mai prochain.

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