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L'opposition réclame une enquête de l'UPAC sur Équipe Labeaume

L'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec croit que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) doit s'intéresser aux liens entre la firme Pomerleau et Équipe Labeaume, à la suite des constats d'infraction pour financement illégal émis par le Directeur général des élections (DGEQ).

« Je pense que c'est une situation qui est très sérieuse lorsque le v-p du plus gros entrepreneur au Québec, qui a d'énormes contrats avec la Ville [...] est collecteur de fonds pour l'équipe du maire », s'inquiète le chef de l'opposition Paul Shoiry.

Le vice-président principal - Québec et région de Pomerleau, Alain Roy, et le directeur général d'Équipe Labeaume, Ronald Gagnon, ont reçu des constats d'infraction de 5500 $ chacun pour avoir perçu des contributions illégalement à l'automne 2010.

Le directeur général du parti a plaidé l'erreur de bonne foi, mais Paul Shoiry a des doutes. 

« Est-ce qu'on a voulu caché au DGE le fait qu'un des collecteurs de fonds d'Équipe Labeaume est quelqu'un qui a obtenu de gros contrats à la Ville? », s'interroge-t-il.

Pas de copinage

Le maire de Québec se défend de toutes malversations. « Nous autres, les contrats, c'est assez simple, on ne joue pas là-dedans. Ça passe par le service des approvisionnements. »

« Il ne faut pas faire de relations. Dans les anciens systèmes peut-être qu'il y avait de la relation, mais nous autres, notre façon de fonctionner, on ne touche pas à ça », plaide Régis Labeaume.

Le maire soutient qu'il ne savait pas qui était Alain Roy, jusqu'à ce qu'il voit sa photo. Il souligne également que le patron de Pomerleau est un collecteur de fonds pour différents partis depuis très longtemps.

Le maire estime que la loi permet à Alain Roy de faire du financement politique, mais réitère sa position sur le dossier. Le financement public règlerait le problème pour tout le monde, soutient-il. 

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