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L'Université Laval doit justifier les contrats octroyés à la firme National

La ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, demande au conseil d'administration de l'Université Laval de « justifier publiquement » les contrats de plus d'un demi-million de dollars octroyés par le recteur Denis Brière au cabinet de relations publiques National.

Selon les informations révélées par le Journal de Québec en vertu de documents obtenus par la Loi d’accès à l’information, l’Université Laval a versé plus de 560 000 $ à la firme de relations publiques entre juillet 2009 et juin 2015. L'Université effectue des versements d'au moins 5000 $ chaque mois à l'entreprise.

La ministre Hélène David questionne le processus d’attribution des contrats, qui ont été octroyés de gré à gré.

« Qu’il donne un contrat année après année de gré à gré, même si c’est permis, si c’est légal, moi j’aurais préféré qu’il fonctionne avec des appels d’offres justifiés », souligne la ministre qui a été vice-rectrice de l’Université de Montréal, rappelant qu’« avec des deniers publics, chaque sou doit être dépensé de façon judicieuse, parcimonieuse ».

La ministre s’interroge aussi sur la « pertinence » de retenir les services d’une firme de relations publiques de façon régulière, alors que l’Université possède son propre département de communications.

Il peut y avoir des besoins de communications certainement. Ponctuellement, il peut y avoir des crises. C’est à eux de justifier pourquoi ils ont retenu les services année après année de la même firme.

Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur

La ministre s'est entretenue à la présidente du conseil d’administration mercredi afin de « lui répéter les règles de gestion, de gouvernance importantes qui font qu’une administration doit rendre compte à son conseil d’administration ».

« Si le conseil juge que la dépense est justifiée, que le mode d’attribution est justifié, ils expliqueront publiquement leur position », affirme la ministre.

Le porte-parole du Syndicat des employés de soutien de l’Université, Éric-Jan Zubrzycki, dit ne pas être « surpris » ou « étonné » de ces révélations.

« L’administration Brière nous a appris qu’elle avait un goût immodéré du luxe. Et National n’en est qu’un autre exemple. Quant à nous, c’est de la dilapidation de fonds publics », s’indigne-t-il.

L’Université Laval a refusé de commenter le dossier et de préciser les services rendus par la firme National.

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