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L'Université Laval maintient l'équilibre budgétaire

L'Université Laval a enregistré un surplus de 300 000 $ au cours de la dernière année, et ce, malgré de nouvelles compressions imposées par le gouvernement libéral. Si la direction de l'établissement assure que les efforts pour maintenir l'équilibre budgétaire n'ont pas compromis la qualité de l'enseignement offert aux étudiants, elle prévient que le mode de financement actuel n'est pas viable à long terme.

« On est en compétition avec les universités à travers le monde, alors si on veut continuer à être distinctif et maintenir cette qualité-là, ça nécessite un réinvestissement important », soutient la vice-rectrice à l’administration et aux finances, Josée Germain.

La direction de l’université a présenté jeudi ses résultats pour l’exercice financier 2015-2016. L’établissement d’enseignement supérieur a dégagé un surplus de 300 000 $. Pour parvenir à ce résultat, les différentes facultés ont été invitées à fournir un effort de 22 millions de dollars.

« On a laissé tomber certains projets et revu certaines choses […] Il y a eu certaines réductions de dépenses, mais en aucun temps on visait une réduction de la qualité de l’enseignement et dans la qualité de notre recherche, absolument pas », insiste Josée Germain.

Nouvelles compressions

La vice-rectrice mentionne que le maintien de l’équilibre budgétaire a été plus ardu que prévu en raison des efforts additionnels de 7,4 millions $ exigés par le ministère de l’Enseignement supérieur. Elle rappelle que l’université a déjà subi des compressions totalisant 34 millions de dollars en 2014-2015.

À l’instar de Josée Germain, le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, plaide en faveur d’un réinvestissement massif dans les établissements d’enseignement supérieur. Il prévient que le gouvernement ne peut imposer des compressions année après année sans mettre en péril la qualité de la formation.

Il y a certainement urgence d’agir parce qu’on est rendu à un point où on doit trouver de plus en plus de ressources externes. Ce n’est pas notre rôle, mais si on veut continuer à offrir des programmes de qualité, autant en enseignement qu’en recherche, il faut aller à l’extérieur.

Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Autonomie menacée?

Selon le recteur, cette ouverture aux partenariats extérieurs ne met pas l’université dans une position de vulnérabilité face aux pressions visant à mieux adapter la formation aux besoins des entreprises.

« Cette pression-là n’est plus là. Peut-être qu’elle l’a déjà été il y a 15 ou 20 ans, mais il n’y a pu ça. De toute façon, nos politiques qui gèrent nos relations avec nos partenaires externes sont tellement strictes et rigoureuses que moi, je n’ai aucune inquiétude à savoir s’il y a une influence sur la recherche qu’on fait. Je n’ai aucune, aucune inquiétude », martèle Denis Brière.

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