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L'Université Laval « très proche d’un accord » sur le laissez-passer universel

L'Université Laval, qui a dévoilé son plan stratégique pour les cinq prochaines années, se donne quelque 120 objectifs, dont la création d'un laissez-passer universel de transport en commun pour les étudiants, le laissez-passer universitaire (LPU). Ce projet, sur la table depuis plus de 10 ans, serait sur le point d'aboutir.

Un texte de Jonathan Lavoie

« On pense qu’on est très proche d’un accord et d’aller de l’avant », lance sans détour le vice-recteur exécutif Robert Beauregard.

Le LPU permettrait aux étudiants de l’Université d’utiliser le transport en commun à volonté en échange d’une cotisation additionnelle prélevée à même les frais de scolarité.

Dans un mémoire déposé à la Ville de Québec cet été, les deux principales associations étudiantes proposent un montant de 60 $ par étudiant.

« On a un comité de travail avec les villes et les deux associations étudiantes. On a interpellé le gouvernement du Québec avec le Fonds vert, et on n'a jamais été si près de définir une solution, mais la solution ne peut être que partenariale », renchérit Robert Beauregard.

Le vice-recteur avance que l’adoption d’un LPU pourrait inciter jusqu’à 10 % des étudiants à laisser tomber la voiture pour se rendre sur le campus.

Les associations étudiantes qui militent pour le projet, la CADEUL et l’AÉLIÉS ont décliné notre demande d’entrevue en disant préférer « laisser le comité faire son travail ».

Le ministère du Développement durable et de l’Environnement, qui administre le Fonds vert, répond de son côté que l’initiative « semble porteuse » et qu’il « analyse présentement le dossier ».

Nouvelles résidences

D’ici 2022, l’Université Laval espère aussi lancer la construction de résidences universitaires adaptées aux jeunes familles et aux étudiants internationaux.

La rectrice Sophie D’Amours précise qu’elle souhaite « rejoindre les étudiants qui ont des demandes différentes d’avoir une chambre et de partager les lieux communs, qui ont besoin de petits studios ou de petits appartements ».

Au chapitre des infrastructures, l’Université planche également toujours sur la construction d’un nouvel espace scientifique pour loger l’Institut nordique du Québec (INQ).

« On est à attacher les dernières ficelles du plan financier. Il manque toujours le fédéral, on attend les réponses avec impatience », déplore la rectrice.

Le Parti conservateur a d’ailleurs récemment dénoncé l’absence de l’INQ dans le budget présenté par les libéraux de Justin Trudeau à la fin février.

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