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L'usine Anacolor n'a pas l'argent pour réduire ses émissions de 90 %

L'usine de peinture Anacolor, dans le secteur Cap-Rouge, n'a pas les moyens d'installer un épurateur thermique pour réduire ses émissions de 90 % tel qu'exigé par le ministère de l'Environnement.

Le président de l'entreprise, Éric Nadeau, conteste d'ailleurs ces exigences devant le Tribunal administratif du Québec. Il estime que l'installation d'un épurateur thermique coûterait près d'un million de dollars et que les frais annuels seraient de 150 000 $ par année.

« Le coût est trop énorme pour la capacité financière de l'entreprise », insiste Éric Nadeau.

Entre temps, Anacolor aurait réussi à réduire ses émissions de composés organiques volatils de 40 % en ajoutant des équipements et en modifiant les solvants utilisés dans les travaux de peinture.

D'autres solutions sont aussi à l'essai, assure Éric Nadeau. Il ne souhaite cependant pas statuer quant à leur efficacité. « Comme dans le passé il nous est arrivé des moments que c'était plus dur, que ça n'a pas marché, on attend avant de mettre les chiffres à jour. »

Entre temps, les odeurs dans l'air du voisinage persistent et les résidents du secteur continuent de demander le déménagement de l'usine. Une pétition à cet effet a récolté plus de 680 signatures jusqu'à présent.

Le président d'Anacolor n'est pas contre l'idée de déménager son entreprise dans un parc industriel, mais il doit d'abord trouver preneur pour son terrain à Cap-Rouge, où l'usine est installée depuis plus de 40 ans.

« On est ouvert et on va s'asseoir avec toutes les personnes qui sont désireuses d'acheter le beau terrain sur la rivière de Cap-Rouge », fait valoir Éric Nadeau.

Certains promoteurs l'auraient d'ailleurs déjà contacté pour entamer des discussions.

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