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La Chambre de commerce de Lévis s’interroge sur la pertinence du SRB

La participation éventuelle des municipalités de Québec et de Lévis au financement du service rapide par bus (SRB) pourrait remettre en question la pertinence du projet, selon la Chambre de commerce de Lévis.

Un texte de Louis Gagné

L’organisme a fait parvenir un sondage à ses membres afin de mesurer leur appui au SRB après que le gouvernement fédéral eut laissé entendre qu’il pourrait ne financer le projet qu’à la hauteur de 40 %. Rappelons que le gouvernement du Québec s’est engagé de son côté à payer 50 % de la facture.

Le vice-président exécutif et directeur général de la Chambre de commerce de Lévis, Stéphane Thériault, croit que les villes de Québec et de Lévis pourraient devoir éponger le manque à gagner de 10 %, ce qui risque de se traduire par une augmentation de taxes municipales pour les citoyens et les entreprises.

« À partir du moment où la Ville de Lévis aurait à payer une facture de plus ou moins 50 millions, je pense que c’est important d’aller sonder nos membres à savoir si on doit toujours aller de l’avant avec ce projet-là [sachant qu’il pourrait entraîner] une bonification de nos taxes foncières », a confié M. Thériault à Radio-Canada.

Préjugé favorable

Le sondage qui a été envoyé aux membres de la Chambre de commerce de Lévis comporte deux questions liées au financement du SRB. On cherche notamment à connaître leur niveau d’appui au projet dans l’éventualité où Lévis devrait assumer une partie de la facture.

« Advenant que les citoyens et entreprises de Lévis doivent assumer plus ou moins 50 millions pour la mise en place du SRB, quel est votre niveau d’appui au projet? » peut-on lire dans le sondage.

Stéphane Thériault tient à rappeler que la Chambre de commerce de Lévis a toujours eu un préjugé favorable au SRB. Il laisse toutefois entendre que cet appui est conditionnel à un financement à 100 % par les gouvernements fédéral et provincial.

Lévis ne paiera pas, martèle le maire

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a indiqué que le sondage commandé par la Chambre de commerce allait contribuer à la réflexion sur le SRB. Il a toutefois tenu à calmer les inquiétudes exprimées par les gens d’affaires en répétant qu’il était hors de question que sa municipalité participe au financement du projet.

« Si je réalisais entièrement le SRB, je serais à hauteur de 660 millions de dollars [pour la portion située sur la rive sud], alors c’est sûr qu’on n’a pas les moyens de payer 10 % de ce montant », a-t-il prévenu.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

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