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La commission parlementaire sur l'industrie du taxi commencera jeudi

Au moment où un sondage SOM réalisé pour ICI Québec révèle l'insatisfaction des citoyens de la capitale à l'endroit du gouvernennt Couillard dans le dossier Uber, Québec confirme que la commission parlementaire, qui se penchera sur l'encadrement du service de covoiturage, doit commencer jeudi prochain, 

Le cabinet du leader parlementaire est toujours en discussion sur le déroulement des consultations, mais la date du 18 février est réservée au calendrier.

La députée péquiste Martine Ouellet, a obtenu un avis de convocation pour se présenter à la commission parlementaire. Elle n'est pas étonnée des résultats du sondage mené à Québec qui révèle que 74 % des citoyens sont peu ou pas du tout satisfait de la gestion du dossier Uber.

« Je pense que clairement la confusion, l'ambiguïté qui a été entretenue par le gouvernement libéral, c'est vraiment néfaste », a réagi la critique péquiste en matière de transports, Martine Ouellet, invitant le gouvernement à « agir » dès maintenant.

Comme les chauffeurs de taxi, l'opposition demande l'interruption des activités d'UberX le temps de modifier la réglementation. « UberX l'a fait dans d'autres municipalités. À Calgary, à Vancouver, elle a suspendu ses activités, donc c'est possible de le faire », plaide Martine Ouellet.

Pour les chauffeurs de taxi, l'insatisfaction de la population représente un appui à leur cause. Ils se réjouissent aussi de voir que la majorité des répondants (58 %) se montre sensible à leurs revendications.

« Ça fait un an qu'on crie à l'injustice. Ce sondage, ça vient juste confirmer que les citoyens de Québec sont d'accord avec nous. Le gouvernement a pris du retard à gérer ce dossier, et tout le monde est insatisfait », souligne Hicham Berouel, porte-parole des chauffeurs de taxi.

Propriétaire et chauffeur d'un taxi, Marc Turgeon ajoute que « la population ne veut pas de travail au noir au Québec. »

Satisfaction d'Uber

L'entreprise Uber se dit pour sa part satisfaite de constater que 45 % des répondants au sondage sont favorables à son service offert depuis un an à Québec.

« Lorsqu'on fait la répartition des indécis, on arrive à une majorité de plus de 50 %, donc je pense que pour nous, c'est une excellente nouvelle », affirme Jean-Nicolas Guillemette, le directeur général d'Uber au Québec.

Il n'est pas surpris de constater que les jeunes sont les plus ouverts l'utilisation de la plateforme UberX. Chez les 18 à 34 ans, le service de covoiturage obtient l'aval de 61 % des personnes sondées. « On appelle ça en anglais des early adopters », souligne M. Guillemette.

Il croit que la clientèle va s'élargir avec le temps. « On l'a vu à Montréal aussi. Après la première année d'opération, il y a plusieurs autres types de personnes qui vont commencer à l'utiliser. Les compagnies commencent à l'utiliser », souligne Jean-Nicolas Guillemette.

Le directeur général d'Uber estime que la tenue d'une commission parlementaire est « une excellente initiative ». « Le dialogue est l'unique solution », plaide-t-il.

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