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La compétition entre établissements pour trouver des bénévoles

Les bénévoles deviennent une denrée rare et les établissements de santé doivent composer avec la compétition des nombreux grands événements qui demandent, à eux seuls, des milliers d'heures d'engagement.

« Les gens ont envie de vivre une expérience, d'offrir leur compétences, d'apprendre. Ce n'est plus à sens unique », explique Esther Léonard, chef du bénévolat au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec.

Si les besoins sont de plus en plus grands au CHU, on remarque que les retraités ne sont plus aussi disponibles qu'auparavant.

Raymonde Fecteau accueille les patients depuis 15 ans. Sa passion est loin d'être éteinte, mais elle reconnaît que tous n'ont pas sa disponibilité.

« Ce n'est pas donné à tout le monde d'aimer ça. Et il y en a qui ont des petits-enfants. Moi, ils sont loin puis ils sont grands. Je ne peux plus les garder maintenant », confie la dame, sourire en coin.

« Je les taquine et je leur dis : "vous avez un horaire de premier ministre!" Ces gens-là quand ils réussissent à nous donner une demi-journée dans leur semaine, c'est difficile d'aller les chercher à un autre moment dans la semaine, parce qu'ils ont un agenda très occupé. Regardez autour de vous. Les gens à la retraite sont des gens occupés », lance Esther Léonard.

Au CHU de Québec, 500 personnes soutiennent gratuitement le travail des équipes médicales. Les gestionnaires estiment qu'ils pourraient facilement trouver du travail à au moins 200 autres bénévoles.

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