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La création de jeux vidéo pour motiver les élèves

L'organisme Fusion Jeunesse en collaboration avec Ubisoft lance pour une deuxième année son projet de création de jeux vidéo auprès des élèves du secondaire pour lutter contre le décrochage scolaire.

Le projet sur plusieurs mois, qui met à profit des étudiants universitaires et des mentors d'Ubisoft, consiste à accompagner les élèves de secondaire 1 à V participants à travers toutes les étapes de création d'un jeu vidéo, conception, programmation, dessin 3D.

Cette année, près de 300 élèves, dont plusieurs à risque de décrochage scolaire, participent au projet implanté dans 12 écoles à travers la province.

L'initiative intègre les matières vues à l'école et permet aux élèves de les mettre concrètement en pratique, un facteur de motivation, mentionne Diane Vaillancourt, directrice adjointe à l'école Joseph-François-Perreault, qui participe pour une deuxième année.

« Ils ont compris pourquoi on étudiait les mathématiques, le français, parce que les jeux vidéo, ce n'est pas que du gaming, derrière tout ça dans la programmation, il y a beaucoup de calculs mathématiques, on fait appel à leurs notions en histoire, en géographie, au français », explique-t-elle.

L'an dernier, 90 % des élèves qui ont amorcé le projet l'ont poursuivi jusqu'au bout, souligne Sarah Houde directrice de Fusion jeunesse.

S'il est difficile de mesurer la rétention scolaire attribuable au projet, les effets positifs sont néanmoins indéniables, affirme Sarah Houde. « On a reçu des témoignages extraordinaires de directions, des parents pour dire que ça avait vraiment changé l'attitude de leur enfant. »

« C'est motivant d'être impliqué dans quelque chose de différent de ce qu'on fat habituellement », témoigne Justine Dumais, une élève d'un groupe « pivot » en 4e secondaire.

À la fin de l'année, lors d'un grand gala, les élèves présenteront leur projet qui sera évalué par un jury professionnel.

Les organisateurs espèrent que leur initiative contribuera à augmenter le taux de diplomation des élèves du secondaire, qui est actuellement de 75 % au Québec.

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