Retour

La demande d'injonction contre Anacolor ira de l'avant

L'entreprise Anacolor n'a pas convaincu la Cour supérieure de mettre son dossier sur la glace. La compagnie de Cap-Rouge devra donc se défendre contre des citoyens qui ont demandé une injonction pour la forcer à limiter ses émissions.

Un texte de Yannick Bergeron

Anacolor espérait mettre en suspens la cause devant la Cour supérieure en attendant que le Tribunal administratif du Québec (TAQ) tranche dans le dossier.

Les avocats d'Anacolor ont fait valoir, en vain, qu'on ne pouvait pas forcer l'entreprise à mener le combat devant deux instances.

Des citoyens demandent l'intervention de la Cour pour imposer à la compagnie de fabrication de peinture des limites de ses rejets dans l'atmosphère.

La Cour supérieure a statué qu'elle pouvait tout à fait trancher la question même si le TAQ se penche également sur le dossier.

Le juge Jean-Roch Landry rappelle que la Loi sur la qualité de l'environnement prévoit « que toute demande d'injonction [...] doit être instruite et jugée d'urgence ».

Il a convié les partis à une conférence de gestion à la fin du mois de septembre afin que la cause soit entendue le plus tôt possible.

Décision applaudie

La candidate de Démocratie Québec dans le district Cap-Rouge-Laurentien, Stéphanie Houde, applaudit cette décision du tribunal.

L'ex-porte-parole du Regroupement de citoyens pour la qualité de l’air de Cap-Rouge espère que les citoyens convaincront la Cour supérieure de forcer l'arrêt de l'usine, en raison des émanations de peinture qu'elle dégage.

« Personne n'a le droit acquis de polluer, personne n'a le droit acquis d'opérer une entreprise sur le dos de la santé des citoyens, je ne lâche pas le morceau », indique Stéphanie Houde, qui persiste à croire que seul le déménagement de l'usine permettra de régler définitivement le problème.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine