Retour

La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec appelle à la prudence

La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec déplore la mort d'une touriste française dans un sentier de la Pourvoirie de Lac-Beauport, jeudi, et rappelle que la prudence est de mise tant du côté des usagers que des entreprises qui louent les motoneiges.

La cause et les circonstances de l’accident survenu jeudi n’ont pas encore été établies.

La Fédération rappelle néanmoins l'importance pour les pourvoyeurs d'offrir des formations exhaustives et de sensibiliser les clients pour prévenir les accidents sur les sentiers de motoneige.

« On recommande fortement de bien renseigner les gens concernant l’utilisation des motoneiges, que les locateurs fassent une bonne formation quant à l’utilisation des engins et on recommande d’utiliser un guide qui pourrait permettre de sécuriser davantage ces promenades », dit Mario Gagnon, président de la section régionale de Québec, Charlevoix et Portneuf.

La plupart des pourvoyeurs proposent déjà les services de guides, que les touristes choisissent d’utiliser ou non.

M. Gagnon ajoute que des clés d’apprentissage peuvent être remises aux clients pour limiter la vitesse des motoneigistes moins expérimentés.

« Ce que cette clé fait, même si le motoneigiste peut circuler à haute vitesse, avec la clé, cette vitesse est contrôlée dans le sens qu’il ne peut pas aller à plus de 70 km/h. »

La vitesse de 70 km/h est la vitesse maximale prévue dans sentiers. M. Gagnon souligne toutefois que cette vitesse doit être adaptée aux conditions des sentiers.

« Souvent, les gens se sentent de plus en plus en sécurité après en avoir fait deux, trois fois, et peut-être qu’ils prennent plus de risques qu’ils devraient éventuellement », soulève-t-il.

Depuis le début de la saison, la Fédération déplore une vingtaine de décès de motoneigistes au Québec.

Inexpérience

Rappelons que Marion Rigaut, une touriste française de 25 ans, a perdu la vie jeudi dans le sentier 369 près de la Pourvoirie du Lac-Beauport. Son conjoint, qui conduisait le véhicule sur lequel elle se trouvait, aurait perdu la maîtrise de la motoneige et percuté un arbre.

Il s'agit du troisième accident mortel impliquant des touristes français à survenir depuis 2009 à cette pourvoirie.

Une femme de 31 ans a perdu la vie en février 2009 et un homme de 62 ans a perdu la vie également en mars 2015.

Dans les deux cas, le coroner a conclu que l’inexpérience des conducteurs est en cause.

« L’inexpérience de la conductrice ainsi que la courte période d’adaptation à une telle machinerie sportive qu’est la motoneige semblent des facteurs contributoires », peut-on lire dans le rapport concernant le décès de la femme.

La vitesse et l'inexpérience font partie des hypothèses examinées par les enquêteurs pour expliquer l'accident survenu cette semaine.

La Pourvoirie du Lac-Beauport assure de son côté que son personnel vérifie toujours les compétences des clients avant de les laisser s'élancer dans les sentiers.

Plus d'articles