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La fraise du futur sous la loupe de spécialistes du monde entier à Québec

Près de 400 experts de l'industrie de la fraise sont réunis au Centre des congrès de Québec jusqu'à mercredi pour discuter des avancées scientifiques et technologiques de l'industrie. La fraise du futur sera cultivée hors-sol, hors-saison et dans un meilleur respect de l'environnement.

Le rendement, le goût et les maladies font partie des problématiques abordées au 8e Symposium international de la fraise auquel participent des chercheurs, des producteurs et intervenants du milieu agricole d'une trentaine de pays.

« Il y a encore des problèmes de maladie, des problèmes de productivité, des problèmes de goût que l'on tente de résoudre. On tente d'introduire des nouveaux gènes de résistance aux maladies et également des gènes qui vont procurer un meilleur goût à la fraise », explique le coprésident de l'événement, Yves Desjardins, un professeur à l'Université Laval.

Pour enrayer les problèmes de maladie liés au petit fruit rouge, la culture hors-sol est envisagée.

Selon M. Desjardins, l'industrie veut aussi allonger encore davantage la saison des fraises et limiter l'usage des pesticides. « Un des aspects discutés est comment on peut cultiver les fraises de manière plus respectueuse de l'environnement en réduisant la quantité de pesticides et en adoptant des méthodes de lutte intégrée. »

Les chercheurs parlent également de robotisation de la cueillette, déjà très répandue en Californie.

Ces innovations technologiques sont dans la mire des multinationales qui participent au Symposium, comme Driscoll's, mais la plupart ne sont pas envisageables à court terme pour les petits producteurs locaux.

« Eux, ce sont des gros de l'international qui veulent exporter le plus possible pour faire compétition aux États-Unis. Les clients qui viennent chez nous, ils veulent le contact avec le propriétaire », souligne Laura Genest, copropriétaire de la ferme Genest à Lévis, très populaire pour l'autocueillette.

La robotisation non plus n'est pas pour demain à la ferme de Lévis. « J'adore mes cueilleurs. Ils font une très belle job, puis ils ont besoin d'argent pour suivre dans leur pays. Ils viennent ici seulement pour travailler. Je ne veux pas leur enlever leur job. »

Pour le copropriétaire de la ferme François et Lise Méthot, à Lévis, certaines avancées sont prometteuses, mais elles ne seront pas mises en pratique tout de suite.

« Il va possiblement y avoir des variétés ou des nouvelles techniques au Québec pour réussir à rentabiliser la production hors-sol, mais pour le moment, ce n'est pas encore rentable à mon avis », dit-il.

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